Plusieurs opérateurs à la Bourse de Beyrouth n’ayant pas pu se débarrasser hier de leurs inquiétudes concernant la situation intérieure au Liban ont continué à prendre leurs gains sur les actions qui avaient opéré des hausses d’espoir ces derniers jours. Dans les salles de marché, on affirme que les résultats auxquels sont parvenus les participants à la conférence du dialogue national n’ont pas réussi jusqu’à présent à tourner la page de la crise libanaise. Et d’ajouter à l’appui de leurs dires que les dossiers les plus épineux ont été reportés à la semaine prochaine. Dans ce contexte, il n’était guère surprenant que le mouvement baissier de la Bourse se poursuivait hier. Et si l’on excepte les actions ordinaires de la Bank of Beirut, qui se sont stabilisées, toute la cote libanaise a été diversement orientée hier vers le bas. En tête des baisses, on a relevé les actions prioritaires (-5,92 %) et ordinaires (-3,57 %) de la Byblos Bank qui ont été suivies par les certificats GDR des banques Audi (-5,27 %) et BLOM (-4,76 %) dans le compartiment des bancaires. Il en est de même aux industrielles où le cimentier Holcim a perdu 5,13 %. Pour ce qui est de Solidere, principale capitalisation boursière au Liban, elle est parvenue à limiter les dégâts en comparaison avec le restant de la cote, malgré l’important volume d’échanges dont elle a fait l’objet. C’est ainsi que 674 643 actions A et 268 062 actions B de cette société ont cédé seulement 1,96 % et 2,04 % respectivement. Cela étant, l’indice BLOM des valeurs libanaises a reperdu 3,08 % à 1 607,47 points, dans un volume d’affaires étoffé, portant sur 1 421 181 titres d’une valeur de 33 759 071 $, dont 942 704 actions de Solidere d’une valeur de 21 085 783 $, contre 998 310 titres d’une valeur de 18 824 151 $, dont 661 628 actions de Solidere d’une valeur de 15 268 087 $, la veille.
Les Bourses européennes ont repris leur hausse sur des rumeurs de fusions-acquisitions dans plusieurs secteurs et de nouvelles positives en provenance de certaines sociétés. Aux bancaires, Société générale et BNP Paribas continuaient à être recherchées, ainsi que Merck et Schering aux pharmaceutiques.
La Bourse de New York a évolué vers le haut hier, poursuivant sa forte remontée de la veille. Elle a trouvé un grand appui dans la hausse de l’activité industrielle dans la région de New York en mars à 31,2 points, ainsi que dans la baisse de 0,5 % des prix à l’importation en février. Les résultats meilleurs que prévu de Lehman Brothers et de DuPont ont également soutenu la tendance par endroits.
L’euro au plus haut depuis deux semaines
Sur les marchés des changes, l’euro a touché son meilleur niveau depuis deux semaines, face à un dollar handicapé par une balance des capitaux dont l’excédent en janvier (66 mds $) s’est avéré moindre que le déficit commercial américain (68,5 mds $) pendant la même période. Cela d’autant que ce déséquilibre intervient au lendemain de la dégradation du déficit des comptes courants aux États-Unis (224,9 mds $ au 4e trimestre 2005 et 804,9 mds $ sur toute l’année).
Élie KAHWAGI
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