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Marseille revigoré face à Saint-Pétersbourg en Coupe de l’UEFA

Physiquement préservé après l’épisode polémique des « minots » dimanche, Marseille aborde en situation relativement avantageuse ce soir le match aller des 8es de finale de la Coupe de l’UEFA contre le Zenit Saint-Pétersbourg. Tous les joueurs alignés d’entrée aujourd’hui, sauf exception, ont en effet gonflé leurs réserves de repos : pour protester contre un manque présumé de sécurité concernant ses supporteurs, l’OM n’avait envoyé dimanche à Paris que son équipe B, composée majoritairement de jeunes, qui a finalement arraché le match nul à Paris (0-0) lors de la 28e journée de L1. Bon gré mal gré, les titulaires ont donc regardé le match à la télévision, ce qui a fait dire au défenseur Abdoulaye Méité : « C’était finalement une bonne préparation pour Saint-Pétersbourg, car nous sommes plus frais. » Au moment où va s’amorcer le sprint final tant en championnat que dans les deux épreuves de coupe (UEFA et Coupe de France), ce bonus-là est bon à prendre. D’autant que la saison marseillaise a débuté tôt, avec le long préambule estival de l’Intertoto. D’autant, aussi, que « le seul problème » de la formation russe, selon le coach marseillais Jean Fernandez, serait « qu’elle manque un peu de puissance ». « Plus dur » Sixième du dernier championnat de Russie, le Zenit, comme toutes les équipes russes, sort juste d’une certaine hibernation. Le championnat ne reprend en effet que le 19 mars, dans la foulée de la Coupe de Russie, où le Zenit vient de s’imposer. Battu par Lille la saison dernière en phase de poule de Coupe de l’UEFA, le club russe est perçu par Fernandez comme « plus dur » à battre que Bolton, l’équipe anglaise victime de Marseille en 16e de finale. « Bolton défendait bien, mais manquait de percussion offensive, alors que Saint-Pétersbourg possède deux attaquants très rapides, Kerzhakov et Arshavin, qui leur permettent notamment de bien jouer en contre. Ils sont redoutables à l’extérieur », affirme Fernandez, citant par exemple les victoires face à Rosenborg (2-0) au tour précédent, ou sur la pelouse de l’AEK Athènes (1-0) lors du premier tour. Sans pedigree en Europe, le Zenit, privé de son gardien international slovaque Kamil Contofalsky (absent aussi contre la France samedi), est cependant à la portée de l’OM, où pointent à nouveau les espoirs d’un « remake » du printemps 2004, lorsque le club français avait atteint la finale de l’épreuve. L’entraîneur tchèque du Zenit, Vlastimil Petrzela, joue d’ailleurs volontiers le profil de l’outsider, tout en louant les qualités offensives de ses troupes : « Pour moi, c’est Marseille le favori », a-t-il répété hier, plus sur la foi de ce qu’il avait vu lors de la victoire de l’OM contre Nice en championnat le 27 février (1-0) que sur le match nul des « minots » dimanche. « Après 10 minutes de matches, j’ai éteint la télévision », a-t-il encore raconté.

Physiquement préservé après l’épisode polémique des « minots » dimanche, Marseille aborde en situation relativement avantageuse ce soir le match aller des 8es de finale de la Coupe de l’UEFA contre le Zenit Saint-Pétersbourg.
Tous les joueurs alignés d’entrée aujourd’hui, sauf exception, ont en effet gonflé leurs réserves de repos : pour protester contre un manque présumé de sécurité concernant ses supporteurs, l’OM n’avait envoyé dimanche à Paris que son équipe B, composée majoritairement de jeunes, qui a finalement arraché le match nul à Paris (0-0) lors de la 28e journée de L1.
Bon gré mal gré, les titulaires ont donc regardé le match à la télévision, ce qui a fait dire au défenseur Abdoulaye Méité : « C’était finalement une bonne préparation pour Saint-Pétersbourg, car nous sommes...