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L’instant critique pour Arsenal et le Real Madrid

Arsenal, légèrement mieux positionné après son succès en Espagne (1-0), et le Real Madrid se retrouvent chacun confrontés à leur instant de vérité en 8e de finale retour de la Ligue des champions, ce soir à Londres. Pour les deux clubs, l’heure est critique. Éliminé de la Coupe d’Espagne et 2e à 10 points du FC Barcelone en championnat, le Real se dirigerait en cas d’élimination vers une troisième saison consécutive sans titre. Le glas tinterait aussi définitivement pour l’équipe des « Galactiques », seulement dix jours après la démission de son concepteur, le désormais ex-président Florentino Perez. Arsenal n’a pas à se soucier de la vieillesse de son groupe. Il pèche plutôt par son manque d’expérience. Mais l’idée de déclin n’est pas non plus écartée, alors que les « Gunners » vivent leur plus pénible saison depuis l’arrivée d’Arsène Wenger en 1996. Hors course dans toutes les autres compétitions, le club londonien compte sur un exploit en Ligue des champions pour convaincre son joyau Thierry Henry de rester. Pas même assurés d’évoluer en C1 l’an prochain – ils ne sont que 5es du championnat d’Angleterre –, et alors qu’ils s’apprêtent à quitter leur vieux stade d’Highbury pour l’Emirates stadium, les « Gunners » rêvent d’un destin à la Liverpool. Seulement 5es en championnat, les « Reds » étaient devenus champions d’Europe l’an passé. Ceux-ci avaient assis leur triomphe (hormis en finale) sur leur défense. Là où Arsenal a encore tout à prouver. Beaucoup à apprendre Au stade Bernabeu, les « Gunners », solidaires et bien positionnés, avaient parfaitement maîtrisé un Real inexistant. Ils s’étaient même permis de gâcher quelques opportunités, avant qu’Henry n’étale sa classe au nez et à la barbe d’une Espagne qui l’espère pour l’an prochain. « Vous ne savez jamais à quoi vous attendre avec le Real, prévient cependant le jeune défenseur suisse Philippe Senderos. Nous avons réussi une bonne performance à Madrid et maintenant il faut voir si nous pouvons la rééditer à la maison. » Sorti l’an passé en 8e de finale par le Bayern Munich, Arsenal n’a connu que deux fois les quarts de finale, avec deux éliminations, par les Espagnols de Valence en 2001, et le voisin de Chelsea, en 2004. De quoi à inciter à la prudence. D’autant que le Real semble se resserrer autour des missions impossibles. Comme lorsqu’il faillit remonter avec un succès 4-0 une défaite 6-1 contre Saragosse en demi-finale de la Coupe d’Espagne cette année. Reste que le Real devra montrer un visage plus déterminé qu’à l’aller. Les Espagnols devront aussi témoigner d’un esprit collectif plus affirmé, alors que le doute subsiste sur la participation de Ronaldo. Le Brésilien avait choqué ses partenaires pour avoir déclaré son désamour avec le public madrilène juste avant le match aller. Samedi soir en championnat d’Espagne, il s’est vu préférer l’Italien Cassano, auteur d’un but lors du derby remporté sur l’Atletico Madrid (2-1). Un Real au meilleur de ses intentions peut perturber Arsenal. Le sera-t-il ? Les jeunes « Gunners » tiendront-ils, eux, la pression ? Les deux clubs ont beaucoup à apprendre et à craindre de cette soirée.
Arsenal, légèrement mieux positionné après son succès en Espagne (1-0), et le Real Madrid se retrouvent chacun confrontés à leur instant de vérité en 8e de finale retour de la Ligue des champions, ce soir à Londres.
Pour les deux clubs, l’heure est critique. Éliminé de la Coupe d’Espagne et 2e à 10 points du FC Barcelone en championnat, le Real se dirigerait en cas d’élimination vers une troisième saison consécutive sans titre.
Le glas tinterait aussi définitivement pour l’équipe des « Galactiques », seulement dix jours après la démission de son concepteur, le désormais ex-président Florentino Perez. Arsenal n’a pas à se soucier de la vieillesse de son groupe. Il pèche plutôt par son manque d’expérience. Mais l’idée de déclin n’est pas non plus écartée, alors que les « Gunners » vivent...