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Actualités - Chronologie

137 arrestations dans les émeutes d’Achrafieh

Le commissaire du gouvernement près le tribunal militaire, Jean Fahd, a déféré hier deux nouveaux fauteurs de troubles devant le premier juge d’instruction militaire, Rachid Mezher, pour interrogatoire, dans l’affaire des émeutes d’Achrafieh (5 février). Au total, c’est désormais 137 personnes qui se trouvent arrêtées dans cette affaire. Parmi eux, 111 Libanais, 16 Syriens et 10 Palestiniens. Ils sont poursuivis pour leur implication dans des actes de vandalisme, de destruction et de vol qui se sont produits à l’occasion d’une manifestation de protestation contre les caricatures du Prophète Mohammad parues dans la presse occidentale. Les émeutiers ont lancé des pierres et des cocktails Molotov contre l’église Saint-Maron, à Gemmayzé, brisé la grille d’enceinte de l’archevêché grec-orthodoxe, quartier Sursock, incendié l’immeuble où se trouve la représentation commerciale du Danemark, cambriolé le coffre d’une société située dans cet immeuble, saisi des autopompes, détruit une jeep de l’armée et brisé par dizaines des vitres de voitures arrêtées et des vitrines de magasins. À cette fin, ils ont utilisé des pierres et des bouteilles vides qu’ils avaient amenées avec eux, des gourdins et des cocktails Molotov. Pour percer le coffre, dont ils ont emporté une somme évaluée à 30 000 dollars, les émeutiers ont utilisé un chalumeau à oxygène dérobé aux pompiers. Les FSI n’étaient intervenues que timidement, en un premier temps, pour canaliser les manifestants. Mais se trouvant en nombre insuffisant, elles ont été vite débordées par une minorité de casseurs. La troupe, elle, n’était pas intervenue pour éviter l’effusion de sang. La Syrie avait alors été accusée d’avoir noyauté la manifestation, dans l’intention d’allumer une discorde confessionnelle au Liban. Près de 80 ouvriers syriens, ramassés sur des chantiers à Hadeth, au rond-point Cola et à Tripoli, avaient été arrêtés pour enquête, selon des sources fiables. En fait, la manifestation avait été organisée, initialement, à l’appel d’imams de mosquée proches de Dar el-Fatwa, qui voulaient profiter de l’occasion pour faire de la surenchère sur les groupes fondamentalistes qui les critiquent. Les manifestants étaient venus de Beyrouth, mais aussi d’autres régions du Liban, comme la Békaa et Tripoli, viviers de fondamentalistes sunnites. Des témoins avaient notamment vu, au col de Dahr el-Beïdar, des manifestants venus en car de la Békaa, faire le plein de pierres et de bouteilles vides, en prévision de la manifestation. L’imprévoyance des autorités avait été telle que, la veille de l’émeute, des petits mendiants du quartier de Tabaris avaient averti des habitants qu’il y aurait de la casse, le lendemain, et qu’ils devraient mettre leurs voitures à l’abri. Le Hezbollah, lui, n’avait pas participé à la manifestation. À la suite de ces émeutes, le ministre de l’Intérieur avait démissionné tandis que le commandant en chef de l’armée mettait sa démission à la disposition du Conseil des ministres.
Le commissaire du gouvernement près le tribunal militaire, Jean Fahd, a déféré hier deux nouveaux fauteurs de troubles devant le premier juge d’instruction militaire, Rachid Mezher, pour interrogatoire, dans l’affaire des émeutes d’Achrafieh (5 février).
Au total, c’est désormais 137 personnes qui se trouvent arrêtées dans cette affaire. Parmi eux, 111 Libanais, 16 Syriens et 10 Palestiniens.
Ils sont poursuivis pour leur implication dans des actes de vandalisme, de destruction et de vol qui se sont produits à l’occasion d’une manifestation de protestation contre les caricatures du Prophète Mohammad parues dans la presse occidentale.
Les émeutiers ont lancé des pierres et des cocktails Molotov contre l’église Saint-Maron, à Gemmayzé, brisé la grille d’enceinte de l’archevêché grec-orthodoxe,...