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La grève des aiguilleurs partiellement suivie, affirme Hamdi Chawk

Annoncée depuis plusieurs semaines, la grève nocturne des aiguilleurs du ciel n’a pu être évitée, malgré les promesses faites, la veille, par la direction de l’Aviation civile de trouver une solution à la crise. Protestant contre le non-paiement de leurs « heures supplémentaires » nocturnes, ainsi que des arriérés remontant à 2001, les contrôleurs ont suspendu leurs services dès 20 heures hier soir et ce jusqu’à 6 heures du matin. La question reste toutefois de savoir qui a pu les remplacer pour assurer leurs tâches à des postes aussi névralgiques. Alors que l’Organisation internationale des pilotes (Ifalpa) indiquait dans un communiqué que ce sont des « experts militaires inexpérimentés et incompétents » qui ont été sollicités à cette fin, mettant ainsi en garde les pilotes survolant l’espace aérien libanais, le directeur de l’Aviation civile, Hamdi Chawk, a réfuté cette allégation, précisant que les services ont été assurés « par des aiguilleurs licenciés qui n’ont pas suivi l’ordre de grève donné par leur comité ». M. Chawk s’est dépêché de répondre à l’Ifalpa, affirmant que « les autorités en charge se sont conformées aux critères de sécurité prévus par les règlements de l’Organisation internationale de l’aviation civile », précisant que « personne ne peut remettre en question la réputation de l’aéroport Rafic Hariri ». Interrogé par L’Orient-Le Jour, M. Chawk a expliqué que ce sont « les non-grévistes parmi les aiguilleurs qui étaient hier soir aux commandes », espérant pouvoir compter sur d’autres, ce soir, pour assurer le contrôle du trafic aérien si la grève se poursuit. M. Chawk a qualifié le timing de la grève de « très mauvais », soulignant avoir déjà appelé le comité des aiguilleurs à « patienter et à faire preuve de sagesse et de responsabilité » jusqu’à ce qu’une décision juridique soit adoptée. M. Chawk avait précisé il y a quelques jours que les revendications des contrôleurs sont examinées par le service du contentieux du ministère de la Justice, chargé de défendre les droits de l’État, et que ce processus ne peut être accéléré. Les contrôleurs aériens assurent pour leur part que leurs demandes ont été examinées et agréées par le Conseil d’État, et que leur réexamen est une manœuvre dilatoire de la direction de l’Aviation civile. Considérés dans le monde entier comme des techniciens de haut niveau, les contrôleurs aériens sont payés au Liban suivant le barème des fonctionnaires. Ils réclament un réajustement des salaires, ainsi que le paiement des heures supplémentaires nocturnes qu’ils assurent depuis le 1er janvier 2001.
Annoncée depuis plusieurs semaines, la grève nocturne des aiguilleurs du ciel n’a pu être évitée, malgré les promesses faites, la veille, par la direction de l’Aviation civile de trouver une solution à la crise. Protestant contre le non-paiement de leurs « heures supplémentaires » nocturnes, ainsi que des arriérés remontant à 2001, les contrôleurs ont suspendu leurs services dès 20 heures hier soir et ce jusqu’à 6 heures du matin. La question reste toutefois de savoir qui a pu les remplacer pour assurer leurs tâches à des postes aussi névralgiques.
Alors que l’Organisation internationale des pilotes (Ifalpa) indiquait dans un communiqué que ce sont des « experts militaires inexpérimentés et incompétents » qui ont été sollicités à cette fin, mettant ainsi en garde les pilotes survolant l’espace...