La Chine a affiché ses ambitions et a pris date, deux ans avant d’accueillir les JO d’été en 2008 à Pékin, en battant à Turin son record du nombre de médailles remportées lors des Jeux d’hiver et en faisant monter pour la première fois un skieur sur la plus haute marche d’un podium olympique.
À Athènes, les athlètes chinois avaient déjà frappé fort avec un chiffre sans précédent de 32 victoires. Ils ont récidivé sur la neige et la glace en Italie, là où on les attendait le moins.
Avec un total de 11 médailles (deux d’or, quatre d’argent et cinq de bronze), les Chinois n’améliorent pourtant que de trois unités leur résultat de Salt Lake City en 2002.
Mais aux titres et accessits glanés dans leurs bastions traditionnels, le short-track (cinq podiums) ou l’épreuve de couples de patinage artistique (argent pour Zhang Dan-Zhang Hao, bronze pour Shen Xue-Zhao Hongbo), ils ont ajouté des performances plus inhabituelles notamment dans l’épreuve de saut de freestyle.
Vainqueur chez les messieurs, Han Xiaopeng, célébré au pays comme un héros national, symbolise à merveille le pas en avant effectué par l’empire du Milieu dans les sports d’hiver.
Le skieur de 22 ans a d’ailleurs failli être rejoint par sa consœur Li Nina, deuxième de la compétition féminine, alors que ses compatriotes Xu Nannan (4e) et Guo Xinxin (6e) manquaient d’un rien un joli tir groupé sur le podium.
Les freestyleuses, Li en tête, font office de pionnières sur la neige en Chine. Souvent issues des sports d’été comme la gymnastique ou le plongeon, principaux pourvoyeurs de médailles du pays, elles occupent des positions avantageuses sur l’échiquier du ski acrobatique mondial.
Autre signe fort de l’entrée soudaine de la Chine dans le concert des puissances hivernales, la neuvième place du relais 4x6 km dames de biathlon. Ces résultats ne doivent rien au hasard. Avec la plus forte délégation jamais envoyée à des Jeux d’hiver (76 athlètes dans 47 disciplines), la Chine avait annoncé la couleur et a fini par engranger un retour sur investissement.
Après la razzia d’Athènes et les promesses de Turin, le monde du sport a de quoi frémir avant Pékin 2008.
La Chine a affiché ses ambitions et a pris date, deux ans avant d’accueillir les JO d’été en 2008 à Pékin, en battant à Turin son record du nombre de médailles remportées lors des Jeux d’hiver et en faisant monter pour la première fois un skieur sur la plus haute marche d’un podium olympique.
À Athènes, les athlètes chinois avaient déjà frappé fort avec un chiffre sans précédent de 32 victoires. Ils ont récidivé sur la neige et la glace en Italie, là où on les attendait le moins.
Avec un total de 11 médailles (deux d’or, quatre d’argent et cinq de bronze), les Chinois n’améliorent pourtant que de trois unités leur résultat de Salt Lake City en 2002.
Mais aux titres et accessits glanés dans leurs bastions traditionnels, le short-track (cinq podiums) ou l’épreuve de couples de patinage...
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