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Actualités - Analyse

Changes et Bourses La Bourse de Beyrouth décroche dans le sillage des bancaires

Les incertitudes politiques ont continué de peser sur la Bourse de Beyrouth à la fin de la semaine. L’indice Blom des valeurs libanaises a, en effet, perdu 0,34 % à 1 528,25 points. Il a été entraîné par la baisse des actions prioritaires de la Byblos Bank, de Holcim et des certificats GDR des Banques Audi et Blom. Pour ce qui est de Solidere, elle a été diversement orientée, à la hausse pour les actions A et à la baisse pour celles de la catégorie B. Les quelques gains enregistrés par les actions ordinaires de la Bank of Beirut et de la Byblos Bank ont un peu réduit les dégâts de la cote. Quoi qu’il en soit, les opérateurs ont estimé devoir rester sur la défensive, en attendant l’issue du bras de fer opposant l’Alliance du 14 mars et le chef de l’État. Dans ce contexte, l’activité est demeurée relativement mince avec 680 925 titres négociés hier d’une valeur de 11 688 125 $, dont 431 709 actions A et B de Solidere d’une valeur de 8 644 937 $. Les Bourses européennes ont terminé la semaine dans le vert, finissant à de nouveaux sommets depuis l’été 2001. Elles ont été tirées par l’appétit des investisseurs pour les groupes de services collectifs, sur fond de rumeurs d’alliance entre le français Suez et l’italien Enel d’un côté et entre l’allemand E.ON et l’espagnol Indesa d’un autre côté. Le relèvement par Goldman Sachs de sa recommandation sur le secteur de l’acier a soutenu les sociétés productrices (ThyssenKrupp et Arcelor). Les résultats annuels de BNP Paribas et de la Société Générale ont continué à séduire aussi les opérateurs. Pour ce qui est de la Bourse de New York, elle était hésitante hier, souffrant du rebond des prix du brut après une tentative d’attentat à la voiture piégée contre une installation pétrolière en Arabie saoudite. Cette attaque, conjuguée aux tensions géopolitiques au Nigeria et en Iran, a rendu les opérateurs moins unanimes à la hausse. La tendance s’est ressentie aussi de la chute plus forte que prévu des commandes de biens durables aux États-Unis en janvier (-10,2 % au lieu de -2 % attendu), consécutivement à la baisse de 31,2 % des commandes dans les transports. Dans ce contexte, les courtiers ont estimé devoir rééquilibrer leurs portefeuilles titres en attendant le flot d’indicateurs économiques américains la semaine prochaine. L’euro en retrait Sur les marchés des changes internationaux, l’euro était sur la défensive face au dollar, en dépit d’un recul cinq fois plus important que prévu des commandes de biens durables aux États-Unis. Mais les opérateurs ont relativisé ce chiffre après avoir appris que, hors transports, ces commandes ont affiché une hausse de 0,6 %. Ils ont, en effet, vite annulé l’impact de cet indice sur le dollar et ont poussé l’euro à la baisse jusqu’à 1,1865 $. De l’avis unanime des cambistes, le différentiel de taux entre les États-Unis (4,50 %) et la zone euro (2,25 %) a continué d’œuvrer en faveur du billet vert. C’est ainsi qu’à New York, l’euro s’est finalement négocié en baisse de 0,42 % à 1,1870 $ contre 1,1920 $ la veille. Élie KAHWAGI
Les incertitudes politiques ont continué de peser sur la Bourse de Beyrouth à la fin de la semaine. L’indice Blom des valeurs libanaises a, en effet, perdu 0,34 % à 1 528,25 points. Il a été entraîné par la baisse des actions prioritaires de la Byblos Bank, de Holcim et des certificats GDR des Banques Audi et Blom. Pour ce qui est de Solidere, elle a été diversement orientée, à la hausse pour les actions A et à la baisse pour celles de la catégorie B. Les quelques gains enregistrés par les actions ordinaires de la Bank of Beirut et de la Byblos Bank ont un peu réduit les dégâts de la cote. Quoi qu’il en soit, les opérateurs ont estimé devoir rester sur la défensive, en attendant l’issue du bras de fer opposant l’Alliance du 14 mars et le chef de l’État. Dans ce contexte, l’activité est demeurée...