Japon : premier déficit
commercial en cinq ans
Le Japon a enregistré en janvier son premier déficit commercial en cinq ans, le plus large depuis un quart de siècle, malgré des exportations en hausse, en raison du gonflement de la facture pétrolière. La balance du commerce extérieur a affiché le mois dernier un solde négatif de 348,9 milliards de yens (2,5 milliards d’euros), contre un excédent de 193,9 milliards en janvier 2005, selon le ministère des Finances. Ce plongeon du solde commercial, qui n’a pas surpris outre mesure les économistes, est surtout dû à la hausse faramineuse de la facture du pétrole (+67,2 % en janvier sur un an) et à l’augmentation simultanée des importations de composants électroniques (+35,7 % en valeur).
Face à la conjonction de ces deux facteurs, les exportations n’ont pas fait le poids, même si elles ont augmenté. Les importations ont fait un bond de 27 % en valeur, à 5,357 milliards de yens, tandis que les exportations ne progressaient dans le même temps que de 13,5 %. Cet accident de parcours n’inquiète pas les économistes qui jugent que les échanges commerciaux avec les pays voisins vont rester un moteur majeur du dynamisme commercial japonais.
Les acquisitions des groupes français à l’étranger en forte progression
Les rachats d’entreprises étrangères par des groupes français ont fortement progressé en 2005 (+157 %) alors que les opérations étrangères sur des entreprises françaises ont baissé de 44 %, rapporte le bimestriel Fusions et Acquisitions Magazine à paraître début mars.
En 2005, les fusions-acquisitions des groupes français à l’étranger ont représenté 60,6 milliards d’euros, précise le magazine. La plus importante opération a été le rachat par le groupe agro-alimentaire français Pernod-Ricard du britannique Allied-Domecq pour 14 milliards d’euros, suivie par le rachat par le groupe d’énergie et d’environnement français Suez du belge Electrabel pour 11,2 milliards. Les fusions-acquisitions des entreprises étrangères en France ont chuté à 25,4 milliards d’euros. La plus grosse opération a été l’OPA du numéro un espagnol de la promotion immobilière Metrovacesa sur la société foncière française Gecina pour 5,5 milliards d’euros, suivie par le rachat par le groupe pharmaceutique belge Solvay du français Fournier-Pharma pour 1,3 milliard.
Au total, dans un contexte mondial de multiplication des fusions-acquisitions, 2005 est « une bonne année, avec 792 transactions impliquant au moins une société française », pour un montant de 112,1 milliards d’euros.
Qatar Airways négocie
avec Boeing et Airbus
pour 20 long-courriers
La compagnie aérienne Qatar Airways mène des discussions à la fois avec Airbus et Boeing pour une commande de 20 long-courriers, a indiqué hier son PDG Akbar al-Baker, après avoir annoncé en juin dernier que son choix s’était porté sur le 777 de l’avionneur américain. La compagnie compte trancher d’ici à fin mars entre le quadrimoteur A340 d’Airbus et le bimoteur 777 de Boeing, a-t-il précisé, indiquant avoir rencontré des représentants des deux avionneurs à l’occasion de « l’Asian Aerospace », l’un des plus grands rendez-vous du secteur. Au Salon aéronautique du Bourget, en juin, Akbar al-Baker avait annoncé son intention de commander « au moins » 20 Boeing 777 pour 4,6 milliards de dollars.
La confiance gagne
du terrain en Allemagne
Moral des industriels au beau fixe, proche de l’euphorie postréunification, consommateurs plus optimistes dans l’avenir : la confiance gagne du terrain en Allemagne, nourrissant les espoirs d’une nette reprise de la première économie de la zone euro. Contre toute attente, le baromètre de l’institut de conjoncture Ifo, mesurant le moral des chefs d’entreprise en Allemagne, a grimpé à un sommet depuis quatorze ans pour atteindre 103,3 points en février, après 101,8 en janvier, selon des chiffres annoncés hier.
Il s’agit « du niveau le plus élevé depuis le boom qui a immédiatement suivi la réunification » allemande, relève Holger Fahrinkrug, économiste chez UBS. Le baromètre Ifo, basé sur un sondage auprès d’un échantillon représentatif d’industriels, est considéré comme un indicateur fiable de l’évolution de l’économie.
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