El-Qaëda veut rétablir le régime
taliban en Afghanistan
Un haut responsable d’el-Qaëda affirme dans un enregistrement audio mis en ligne hier que son organisation se bat en Afghanistan pour rétablir l’ancien régime des talibans, renversé par les États-Unis fin 2001. « Nous, membres de l’organisation el-Qaëda (...), menons actuellement le jihad en Afghanistan aux côtés de nos frères du mouvement taliban pour vaincre l’occupant et le gouvernement qu’il a installé à Kaboul, et rétablir l’État islamique » dans ce pays, déclare Abou Leïth al-Libi, un islamiste libyen qui s’était joint aux moudjahidine afghans dans les années 80. L’enregistrement d’une trentaine de minutes remonte à octobre dernier. « Notre jihad est mené à partir de bases situées à l’intérieur de l’Afghanistan contre des positions situées en profondeur du territoire afghan », ajoute M. al-Libi, réputé pour son expertise dans la fabrication d’explosifs et la guérilla. Les opérations conjointes d’el-Qaëda et des talibans sont menées « sous la direction du mollah Seïf al-Rahman al-Mansour (...), qui avait assumé des responsabilités dans l’émirat islamique », précise-t-il.
Washington n’a pas l’intention
de maintenir un « goulag »
à Guantanamo, affirme Straw
Les États-Unis n’ont pas l’intention de maintenir un « goulag » dans la prison de Guantanamo, sur l’île de Cuba, a affirmé hier le ministre britannique des Affaires étrangères, Jack Straw, dans un entretien accordé à la BBC. « Bien entendu, je comprends les préoccupations exprimées en Grande-Bretagne, en Europe et aux États-Unis concernant Guantanamo Bay. Il est aussi important de reconnaître le revers de cette médaille, qui est le 11 septembre qui n’est pas une invention de la CIA », a poursuivi M. Straw.
Le secrétaire au Foreign Office a également souligné « qu’un grand nombre de personnes ont été libérées ou présentées en justice », après avoir été détenues dans la base américaine.
« Le problème est que faire de ceux qui restent, et c’est une question sur laquelle l’Administration américaine va devoir prendre sa propre décision, et franchement, je ne vais pas essayer de deviner » ce qu’elle décidera, a ajouté M. Straw. Londres considère la base de Guantanamo comme une « anomalie », mais n’a pas appelé officiellement à sa fermeture.
Le Premier ministre australien
estime que seule une minorité
de musulmans ne peut pas s’intégrer
Le Premier ministre conservateur australien, John Howard, a récemment fustigé une minorité de musulmans qui « font l’éloge du jihad » (guerre sainte) et adoptent « des comportements extrémistes » envers les femmes, affirmant qu’ils ne pouvaient pas s’intégrer à la société, a rapporté hier la presse locale.
« Je pense sincèrement (...) qu’il y a une fraction qui est complètement opposée à notre société, et cela pose un problème », a ainsi déclaré M. Howard. « Il n’en est pas de même en ce qui concerne l’immigration italienne, grecque, libanaise, chinoise ou balte en Australie », a-t-il ajouté, se déclarant cependant confiant du succès de l’intégration de la grande majorité des musulmans. Interrogé sur ces propos, M. Howard a assuré maintenir ses déclarations, soulignant que les « gens qui viennent en Australie doivent adopter les manières de vivre australiennes ». « Nous ne leur demandons pas d’oublier leur pays d’origine, nous respectons toutes les religions et les gens ont le droit de les pratiquer, mais il y a certaines choses qui ne font pas partie de la tradition australienne », a-t-il encore dit.
Accord européen sur la
conservation des données
L’Union européenne a adopté hier un accord sur la conservation des données des télécommunications pour lutter contre le terrorisme. Les ministres de la Justice des 25 étaient parvenus en décembre à un compromis sur ce dossier, mais l’Irlande gardait des réserves sur un point juridique sans pouvoir s’y opposer, la décision étant prise à la majorité qualifiée. Ils ont entériné hier le même compromis.
L’accord, qui a déjà été approuvé par le Parlement européen, obligera les opérateurs à conserver les données des communications téléphoniques et des courriels, dont l’exploitation s’est révélée essentielle dans l’enquête sur les poseurs de bombes de Londres en juillet dernier. Les données essentielles des communications téléphoniques, des e-mails et de la téléphonie par Internet devront être conservées de 6 à 24 mois, et les pays qui veulent aller plus loin pourront le faire s’ils le souhaitent. Il ne s’agit pas de leur contenu, mais de la date, de l’heure, du lieu et des numéros mis en communication.
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