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Actualités - Analyse

Changes et Bourses La Bourse de Beyrouth s’enfonce

L’indice BLOM des valeurs libanaises a terminé la séance d’hier à la Bourse de Beyrouth en fort recul de 143,34 points (l’équivalent de 8,23 %) à 1 598,93 points, à la suite d’un nouveau courant de prises de bénéfices. Les opérateurs ont évoqué l’assombrissement du climat politique dans le pays, qui est peu propice aux placements en actifs libanais, pour expliquer la poursuite de ce mouvement baissier de la cote libanaise. Les plus grosses pertes quotidiennes ont été affichées par les actions A et B de Solidere, Holcim et la Byblos Bank suivies par les certificats GDR des banques Audi et BLOM. Selon certains courtiers, la vedette du marché libanais, Solidere, a mis un coup au moral des intervenants, poussant plusieurs d’entre eux à prendre rapidement leurs bénéfices, d’où un fort volume de transactions sur cette société. C’est ainsi que sur les 1 052 503 titres échangés hier d’un montant de 21 561 344 $, on a relevé la négociation de 716 052 actions A et B de Solidere d’une valeur de 15 320 626 $. En effet, la capitalisation boursière du marché a reperdu aussi 8,23 % à 6 004 454 793 $ contre 6 542 751 667 $ la veille. Les Bourses européennes, portées par les bons résultats de la Société générale et de L’Oréal ainsi que par les rumeurs de fusion entre Cadbury Shweppes et Kraft ou Nestlé, ont terminé en hausse. Elles ont été aussi soutenues par l’engouement manifesté pour les entreprises de défense, bien placées pour profiter d’un budget militaire américain meilleur qu’attendu. La Bourse de New York était en hausse modérée hier, les opérateurs estimant devoir rester sur la défensive après les propos du président de la Fed, Ben Bernanke, laissant craindre un prochain resserrement de la politique monétaire américaine. Pourtant, le marché paraissait un peu rassuré par les bons chiffres des mises en chantier de logements aux États-Unis en janvier (+14,5 %) ainsi que par la forte hausse de l’indice d’activité industrielle, établi par la banque de Réserve de Philadelphie de 3,3 points en janvier à 15,4 points en février. L’annonce par Hewlett-Packard et Goodyear de très bons résultats trimestriels a plus ou moins soutenu la tendance. L’euro toujours sur la défensive Sur les marchés des changes, l’euro est resté sur la défensive hier face à un dollar revigoré par la probabilité grandissante de nouvelles hausses des taux d’intérêt aux États-Unis, après les propos tenus la veille par le président de la Fed au Congrès. Le bond des mises en chantier de logements en janvier, à un niveau qui n’avait plus été vu depuis 1973, et la hausse de l’indice d’activité industrielle de la région de Philadelphie ont ajouté un sentiment favorable au billet vert. Pourtant, l’appel lancé hier par le secrétaire américain au Trésor, John Snow, à la Chine pour de nouveaux ajustements du yuan, dont la sous-évaluation donne un avantage inéquitable aux exportations chinoises, a laissé craindre un prochain affermissement des devises asiatiques face au dollar. Cela d’autant que cet appel a été relayé par le président de la Fed. Compte tenu de toutes ces considérations, les gains du billet vert sont restés limités. En effet, l’euro devait se négocier finalement à New York sans grand changement, à 1,1895 $, après 1,1870 $, contre 1,1890 $, la veille. Élie KAHWAGI
L’indice BLOM des valeurs libanaises a terminé la séance d’hier à la Bourse de Beyrouth en fort recul de 143,34 points (l’équivalent de 8,23 %) à 1 598,93 points, à la suite d’un nouveau courant de prises de bénéfices. Les opérateurs ont évoqué l’assombrissement du climat politique dans le pays, qui est peu propice aux placements en actifs libanais, pour expliquer la poursuite de ce mouvement baissier de la cote libanaise. Les plus grosses pertes quotidiennes ont été affichées par les actions A et B de Solidere, Holcim et la Byblos Bank suivies par les certificats GDR des banques Audi et BLOM. Selon certains courtiers, la vedette du marché libanais, Solidere, a mis un coup au moral des intervenants, poussant plusieurs d’entre eux à prendre rapidement leurs bénéfices, d’où un fort volume de transactions...