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Hamadé : Libérez Baabda des despotes, et Damas des assassins

Le ministre des Télécommunications, Marwan Hamadé, a été le premier hier à prendre la parole devant la foule rassemblée à la place de la Liberté. Voici le texte de son intervention, conçue sous forme de message adressé à Rafic Hariri : « Devant toi, Abou Baha’, se trouve la majorité illusoire (allusion aux propos de Hassan Nasrallah à ce sujet). Devant toi, se trouve le phénomène éphémère décrit par Bachar (allusion à la déclaration du président syrien). C’est la deuxième intifada du Liban, qui sera cette fois décisive, si Dieu le veut. « À toi, Abou Baha’, en ce jour de commémoration de ton martyre, va l’allégeance de Bassel Fleyhane, qui, guidé par sa loyauté bien connue, a peut-être lutté pour te suivre dans la tombe plutôt que pour rester vivant. À toi, Abou Baha’, en ce jour du souvenir douloureux, le serment de Gebran, qui retentit en ta place, la place de la Liberté. À toi les articles de Samir Kassir, qui ont généré un printemps à Beyrouth, lequel se réincarnera nécessairement en printemps à Damas. À toi la lutte de Georges Haoui, la désobéissance d’Élias Murr et la prestation de May Chidiac. À toi le retour de Michel Aoun, la libération de Samir Geagea, le retrait des forces de tutelle, la chute du gouvernement de suivistes et le retentissement de la démocratie lors des élections de la libération. À toi, enfin, la position honorable d’Achrafieh, cette sublime prise de conscience des sources et des visées du dernier complot. « À toi, Abou Baha’, en ce jour important, mes excuses personnelles, parce que je ne t’ai pas accompagné dans ce dernier voyage, après des décennies de cheminement commun au côté de ton téméraire compagnon de route, Walid Joumblatt. Nous te présentons nos excuses parce que nous n’avons pas su consolider l’entente pour laquelle tu as œuvré, et qui vacille quelquefois en raison de la poursuite du complot extérieur et des conflits d’intérêts sur le plan interne. Nous te présentons nos excuses parce que nous n’avons toujours pas réussi à arracher la tête du régime sécuritaire qui croupit au palais de Baabda, dans un palais qu’il ne mérite plus constitutionnellement, pour s’accrocher à une fonction qu’il ne remplit plus dans la pratique. Nous te présentons nos excuses parce que nous n’avons pas encore complètement effacé les traces de la tutelle haineuse sur le Liban, et que nous n’avons pas encore puni les nabots vociférateurs, qui ont incité à ton assassinat, qui ont porté atteinte à ta dignité et ont entravé ton parcours. Nous te présentons nos excuses, ami de tous, parce que nous n’avons toujours pas imposé l’application entière et saine de l’accord de Taëf, dans tous ses articles et ses alinéas, dans son esprit et sa lettre, dans ses réformes et ses équilibres. Nous te présentons nos excuses parce que nous n’avons toujours pas pu édifier l’État réel auquel tu aspirais, l’État de la souveraineté, de l’indépendance, de l’arabité civilisée, l’État de la légalité unique sur une seule terre, avec un monopole de la violence légitime, hors du spectre de la tutelle du régime du mal et du chantage de ses alliés locaux. « Pardon, Abou Baha’, pour le retard dans tout cela. Que ton esprit soit rassuré quant à notre détermination. Elle puise de toi et du sang de tes camarades la force nécessaire pour initier à nouveau la révolution populaire, qui tend vers l’aboutissement de la délivrance, pour la libération de Baabda, la victoire de la démocratie, le retour à la sécurité et le début de la prospérité. Cette révolution a pour objectif un Liban souverain, libre, indépendant, civilisé dans son pluralisme, consensuel dans son régime, progressiste dans son arabité. Cette révolution est aujourd’hui entre les mains de la jeunesse libanaise. Tu avais découvert, avant tout autre, que le Liban devait parier sur elle en premier et dernier lieu. « Ô martyr du 14 Février, ô jeunes du 14 Mars, ils continueront peut-être à tuer ; ensorcelons-les par le Verbe. Ils pourraient vouloir ramener les aiguilles de la montre en arrière, poussons-les en avant. Ils pourraient vouloir mettre votre unité à l’épreuve ; faisons-leur face à travers une barrière de résistance et de concorde, comme aujourd’hui. Souvenez-vous de Rafic Hariri, de Bassel Fleyhane, de Samir, Georges et Gebran les bien-aimés. Souvenez-vous de tous ceux qui sont tombés le 14 février et plus tard. Prenez leur martyre en exemple. Libérez Baabda des despotes, libérez Damas des assassins, et vous libérerez le Liban du désespoir et de la régression. La bataille pour le Liban continue à partir d’aujourd’hui. Mobilisez-vous pour elle, sur base de ce million présent ici. »
Le ministre des Télécommunications, Marwan Hamadé, a été le premier hier à prendre la parole devant la foule rassemblée à la place de la Liberté.
Voici le texte de son intervention, conçue sous forme de message adressé à Rafic Hariri :
« Devant toi, Abou Baha’, se trouve la majorité illusoire (allusion aux propos de Hassan Nasrallah à ce sujet). Devant toi, se trouve le phénomène éphémère décrit par Bachar (allusion à la déclaration du président syrien). C’est la deuxième intifada du Liban, qui sera cette fois décisive, si Dieu le veut.
« À toi, Abou Baha’, en ce jour de commémoration de ton martyre, va l’allégeance de Bassel Fleyhane, qui, guidé par sa loyauté bien connue, a peut-être lutté pour te suivre dans la tombe plutôt que pour rester vivant. À toi, Abou Baha’, en ce jour du...