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TRIBUNE Comment sortir de la crise actuelle?

Dr Louis G. HOBEIKA Le Liban passe actuellement par une crise économique aiguë. Ses origines sont à la fois politiques d’ordre interne et externe, et liées à la sécurité. L’objectif du gouvernement doit être le rétablissement immédiat de la sécurité interne après la longue série dangereuse d’assassinats et d’explosions. Le gouvernement doit rétablir la confiance du peuple en lui à travers des mesures correctes d’ordre politique, économique, social et administratif. Certes, les événements en Irak et en Palestine augmentent la tension régionale et contribuent au ralentissement de toutes les activités économiques. Les investissements directs dans le pays restent faibles à cause de la corruption politique et administrative et à cause du retard dans la prise de décision au niveau gouvernemental. À cause de la crise ministérielle actuelle, le gouvernement est incapable de procéder aux nominations et aux réformes administratives nécessaires, et même à l’élaboration d’un budget pour une année qui a déjà commencé. Le programme économique du gouvernement reste vague et dans tous les cas inachevé. Il serait nuisible d’augmenter actuellement les taux d’imposition car ils contribueraient davantage au ralentissement économique et à l’augmentation du chômage. Le gouvernement doit procéder à la baisse des dépenses, y compris le service de la dette à travers les privatisations. Le gouvernement doit avant tout collecter tous les impôts et charges actuels. On ne peut convoquer une réunion des amis du Liban avant l’élaboration et l’approbation officielle et publique d’un programme économique complet et réaliste. Les Libanais restent inquiets quant à l’avenir du pays. C’est la raison essentielle du ralentissement des investissements. Les débats politiques et les compétitions démocratiques électorales, au contraire, favorisent le climat d’investissement et doivent continuer. Il est inadmissible que nous continuions à souffrir des coupures d’électricité et à financer son déficit s’élevant à un milliard de dollars. Il est temps qu’on avance dans ce secteur après d’énormes investissements réalisés au cours d’une décennie. De même, la Sécurité sociale continue à souffrir de problèmes sérieux de financement et de gestion. Comment peut-on laisser les Libanais vulnérables et démunis des droits les plus élémentaires. Moyennant une meilleure gestion du dossier, les relations avec la Syrie peuvent s’améliorer. Notre économie a besoin des liens terrestres avec notre voisin. Le règlement définitif de cette crise attend sans doute l’accord final sur la délimitation des frontières, l’établissement de relations diplomatiques et l’achèvement des investigations liées à l’assassinat de l’ancien Premier ministre Rafic Hariri. Les Libanais méritent de vivre heureux. Seule une vision publique claire quant à l’avenir et une meilleure gestion gouvernementale des dossiers peuvent améliorer notre bien-être social et humain. Professeur d’économie et de finance à la NDU – Louaizé.
Dr Louis G. HOBEIKA

Le Liban passe actuellement par une crise économique aiguë. Ses origines sont à la fois politiques d’ordre interne et externe, et liées à la sécurité. L’objectif du gouvernement doit être le rétablissement immédiat de la sécurité interne après la longue série dangereuse d’assassinats et d’explosions. Le gouvernement doit rétablir la confiance du peuple en lui à travers des mesures correctes d’ordre politique, économique, social et administratif. Certes, les événements en Irak et en Palestine augmentent la tension régionale et contribuent au ralentissement de toutes les activités économiques. Les investissements directs dans le pays restent faibles à cause de la corruption politique et administrative et à cause du retard dans la prise de décision au niveau gouvernemental.
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