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Actualités - Analyse

Changes et Bourses L’euro recule après les chiffres de l’emploi US

L’euro a renoué avec la baisse hier sur les marchés des changes internationaux. Il a été affecté par la vigueur du dollar qui a trouvé appui dans la publication d’indicateurs américains œuvrant en faveur d’un nouveau relèvement du principal taux directeur de la Fed à plus de 4,50 % le mois prochain. Ce mouvement est intervenu après l’annonce d’une baisse du taux de chômage aux États-Unis à 4,7 % de la population active en janvier, son plus bas niveau en 4 ans, contre 4,9 % en décembre, confirmant l’amélioration du marché du travail après un automne difficile. Cela d’autant que les opérateurs venaient d’apprendre que l’économie américaine est parvenue à créer 193 000 emplois non agricoles contre 140 000 pendant la même période et que le salaire horaire moyen a progressé de 3,3 % sur un an à 16,41 $. De plus, le billet vert a été réconforté par la nouvelle hausse de 1,1 % des commandes industrielles aux États-Unis en décembre sur novembre pour totaliser 415,1 milliards $, soit leur plus haut niveau depuis la création de cet indice en 1992. Cela étant, les opérateurs ont passé outre au recul de l’indice composite d’activité du secteur des services aux États-Unis (ISM) de 61 points en décembre à 56,8 points en janvier. Il en est de même de la révision par l’Université du Michigan de son indice de confiance dans l’économie américaine de 93,1 points à 91,2 points en janvier contre 91,5 points en décembre, et qui est passée inaperçue. Les marchés, qui ont retenu de tous ces indicateurs la robustesse de l’économie américaine et la croissance des salaires, n’ont pas tardé à anticiper une poursuite de la hausse des taux de la Fed après que celle-ci eut laissé la porte ouverte à un dépassement du seuil de 4,50 %. Et malgré l’annonce hier par Eurostat d’une hausse de l’inflation dans la zone euro à 2,4 % en janvier, après 2,2 % en décembre, pavant la voie à un relèvement du principal taux directeur de la BCE à plus de 2,25 % actuellement, les opérateurs ont donc estimé que le différentiel de taux devrait jouer toujours en faveur du dollar. En effet, des ventes bénéficiaires sur l’euro ont été signalées à la veille du week-end, le ramenant à New York à 1,2020 $ contre 1,2095 $ la veille, en baisse de 0,62 %. Légère hausse de Solidere La publication d’un rapport sur l’emploi américain laissant ressurgir le spectre de nouvelles hausses du principal taux directeur de la Fed a été mal accueillie hier par la Bourse de New York. En outre, la cote a été plombée par les mauvais résultats publiés par Amazon.com et par la poursuite des attaques contre les actions nouvelles d’UAL au deuxième jour de leur cotation. Au contraire, les Bourses européennes sont parvenues à se refaire une santé hier après leurs lourdes pertes de la veille. À cela aurait contribué la hausse du dollar qui a redonné de l’actualité aux placements dans les valeurs des sociétés exportatrices, à un moment où les producteurs de pétrole trouvaient appui dans la meilleure tenue des prix du brut après deux jours de net déclin. À la Bourse de Beyrouth, la baisse de certaines valeurs bancaires et du cimentier Holcim a relégué au second plan la légère hausse des actions A et B de Solidere. En effet, l’indice Blom des valeurs libanaises a reperdu 3,23 points à 1 880,02 points dans des échanges nourris, portant sur 1 238 880 titres d’une valeur de 20 176 455 $. Élie KAHWAGI
L’euro a renoué avec la baisse hier sur les marchés des changes internationaux. Il a été affecté par la vigueur du dollar qui a trouvé appui dans la publication d’indicateurs américains œuvrant en faveur d’un nouveau relèvement du principal taux directeur de la Fed à plus de 4,50 % le mois prochain. Ce mouvement est intervenu après l’annonce d’une baisse du taux de chômage aux États-Unis à 4,7 % de la population active en janvier, son plus bas niveau en 4 ans, contre 4,9 % en décembre, confirmant l’amélioration du marché du travail après un automne difficile. Cela d’autant que les opérateurs venaient d’apprendre que l’économie américaine est parvenue à créer 193 000 emplois non agricoles contre 140 000 pendant la même période et que le salaire horaire moyen a progressé de 3,3 % sur un an à...