Club des vieux sentiers
Pour ce dimanche 6 février, le CVS prévoit une randonnée moyenne, niveau 4, à Aïn Kfaa, Jbeil.
Pour plus de renseignements : 01/203988 ou 03/464919.
ASFR
L’Association de ski de fond et de randonnées organise tous les samedis et dimanches des sorties de ski de fond dans tous les domaines skiables du Liban.
Pour plus de renseignements : 03/608453 Kamal.
Mme Kammermann reçoit les Français du Liban
Mme Christiane Kammermann, sénateur des Français établis hors de France, reçoit les Français du Liban, en présence de M. Ahmed Hage, conseiller à l’Assemblée des Français de l’étranger, aujourd’hui, de 9h à midi, à la permanence du Centre culturel français à Beyrouth, rue de Damas.
Hommage à Joseph Naggear
Un grand nous quitte
À l’époque, en 1965, il était impressionnant de voir descendre de sa voiture, arrivé seul et sans escorte, un ministre qui laissait son administration pour venir, comme il le faisait depuis plus de 25 ans, dispenser son savoir à de jeunes étudiants de l’ESIB. Et, sans montrer le moindre empressement, malgré ses lourdes responsabilités, il se pliait volontiers à la curiosité des étudiants qui lui en demandaient plus et dépassait largement la période qui lui était impartie.
Cet homme d’exception, ancien élève de l’École polytechnique, ancien élève de l’École nationale des ponts et chaussées, était Joseph Naggear.
Bâtisseur, non, il ne l’a pas été.
Et pourtant, il fut un des décideurs principaux dans la planification des grands projets entre les années 40 et 70.
Reconnu et appelé par le général Fouad Chéhab, comme beaucoup de ses pairs, pour leur haute compétence et leur intégrité, honnête homme dans le sens que lui donnait le XVIIe siècle, profondément humaniste et, de surcroît, chrétien pratiquant, Joseph Naggear, sans que son nom s’affiche dans la rue, prit part aux grandes décisions de développement qui devaient marquer le pays pour des décennies.
Il contribua, dans l’ombre, à l’édification de ce Liban qui connut, dans les années 60, son âge d’or. Au métier d’ingénieur il donna ses lettres de noblesse en cofondant, avec d’autres géants comme Farid Trad et Antoine Tabet, l’Ordre des ingénieurs de Beyrouth.
Conscient de l’importance de la recherche dans le développement d’une nation, il créa le Centre national de la recherche scientifique dont il fut le président et le chef d’orchestre pendant des années : il y insuffla l’esprit de recherche qui allait durer jusqu’à nos jours et qui donna naissance, entre autres, au Centre national de la recherche géophysique, le premier dans le monde arabe.
Ce grand homme, qui fut le modèle et le maître de plusieurs générations d’ingénieurs, parfois imité mais rarement égalé, vient de s’éteindre ; sans tapage, comme il a vécu pendant toute sa vie, il nous a quittés sur la pointe des pieds, simplement.
Je voudrais ici lui exprimer ma grande gratitude pour le bel exemple qu’il a été.
Jean B. ESTA
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