L’onde de choc provoquée par la victoire du « Hamas » aux élections législatives palestiniennes pourrait fort bien être ressentie au Liban à court terme, plus particulièrement sur le plan de l’attitude des radicaux prosyriens sur la scène locale. Dans l’attente que les retombées réelles de ce bouleversement se précisent, le déroulement du scrutin d’hier en Cisjordanie et à Gaza devrait fournir matière à réflexion aux Libanais.
La consultation électorale s’est d’abord déroulée dans des conditions plus que satisfaisantes, sans aucun incident notable, alors que la situation dans laquelle se débat la population palestinienne est des plus déplorables : le territoire est morcelé du fait de l’enchevêtrement des colonies israéliennes de peuplement et il est, de surcroît, géographiquement scindé en deux zones distinctes ; les Palestiniens sont pratiquement en état de guerre ouverte avec Israël ; les armes sont en surabondance dans chaque quartier et localité ; les tensions politiques internes sont exacerbées à outrance ; et, comble du malheur, le degré de paupérisation, notamment à Gaza, a dépassé depuis longtemps la cote d’alerte.
Transcendant toutes ces contraintes, aussi bien l’Autorité palestinienne que les fondamentalistes ont malgré tout réussi à organiser des élections dans une atmosphère que nul n’a contestée. De quoi faire réfléchir ceux qui pourraient croiser le fer lors de la prochaine partielle de Baabda-Aley qui fait déjà frémir de peur nombre de Libanais craignant un quelconque dérapage sous l’effet du débat particulièrement fiévreux dont le pays est le théâtre depuis quelque temps.
Force est de relever en outre – au chapitre des leçons à tirer de la consultation populaire d’hier – que les Palestiniens ont élu 132 députés (soit plus que le nombre de députés au Liban) en un seul tour de scrutin, alors que chez nous, les opérations électorales s’étendent sur trois jours, sans compter que les résultats se font souvent attendre.
Les Libanais ont de tout temps été les précurseurs des pratiques démocratiques dans la région. Il serait regrettable que trente ans d’occupation et de tutelle syriennes aient eu pour conséquence de les pousser à prendre exemple sur d’autres populations arabes pour raviver leur mémoire en matière de compétition électorale saine et transparente.
M. T.
L’onde de choc provoquée par la victoire du « Hamas » aux élections législatives palestiniennes pourrait fort bien être ressentie au Liban à court terme, plus particulièrement sur le plan de l’attitude des radicaux prosyriens sur la scène locale. Dans l’attente que les retombées réelles de ce bouleversement se précisent, le déroulement du scrutin d’hier en Cisjordanie et à Gaza devrait fournir matière à réflexion aux Libanais.
La consultation électorale s’est d’abord déroulée dans des conditions plus que satisfaisantes, sans aucun incident notable, alors que la situation dans laquelle se débat la population palestinienne est des plus déplorables : le territoire est morcelé du fait de l’enchevêtrement des colonies israéliennes de peuplement et il est, de surcroît, géographiquement scindé en deux...
Iran - USA - Liban : tout peut changer en quelques heures.
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