Le Français Sébastien Grosjean, battu par Nicolas Kiefer hier en quarts de finale de l’Open d’Australie de tennis, n’a pas caché son amertume envers l’Allemand, dont la sportivité n’a pas toujours été exemplaire durant leur marathon de 4h48 min. Kiefer, vainqueur en cinq sets 6-3, 0-6, 6-4, 6-7 (1/7), 8-6, n’a cessé de protester contre les décisions des juges de ligne et a volontiers prolongé son temps de récupération entre les points et les jeux. Rien d’extraordinaire pour un joueur déjà sanctionné trois fois par des amendes depuis le début du tournoi pour divers écarts de comportement. En revanche, le Français n’a pas digéré le jet de raquette dont son adversaire s’est rendu coupable à un moment crucial du cinquième set. À 6-5 pour Kiefer et 40-30 sur le service de Grosjean, qui est alors à trois points de la défaite, les deux joueurs se retrouvent au filet, le Français en position de conclure tranquillement l’échange. Kiefer jette alors sa raquette en direction de la balle et de son adversaire qui, déstabilisé, met sa volée dans le filet. « L’arbitre a dit que j’avais déjà joué ma volée, ce qui n’est pas vrai. C’est quand même assez surprenant de voir une raquette voler sur le terrain. Elle est quand même retombée de mon côté. C’est la première fois que ça m’arrive », a dit le Marseillais. « Il faut comprendre. Il y a tellement d’émotions, tellement de tension, c’est comme si ça cuisait en moi », a tenté de se justifier le lanceur, tout en admettant qu’il avait été surpris de ne pas perdre le point sur décision de l’arbitre.
« Je ne pense pas qu’il (Kiefer) ait pensé une seconde à remettre le point à ce moment-là de la partie », a dit Grosjean, qui n’avait jusque-là aucun contentieux avec son vainqueur. « Il est toujours assez agressif sans pour autant être désagréable », a-t-il dit. Le Français a fini par remporter le jeu en question et a affirmé que l’incident n’avait joué aucun rôle dans une défaite qu’il a expliquée avant tout par une défaillance au service dans les moments importants.
De fait, l’ancien n° 1 français a donné l’impression de pouvoir s’imposer, notamment dans la dernière manche, où il a eu à deux reprises un break d’avance. De retour vers son meilleur niveau, Grosjean aura bientôt l’occasion de prendre sa revanche en Coupe Davis. Avec ce qu’il a montré à Melbourne, il ne fait guère de doute que le capitaine Guy Forget le sélectionnera pour le déplacement de l’équipe de France à Halle début février.
Un premier tour qui aura un goût de déjà-vu puisque l’autre titulaire probable en simple, Richard Gasquet, a également été battu par un Allemand à Melbourne, Tommy Haas. « De toute façon, on n’a pas besoin d’un incident comme ça pour avoir une motivation en Coupe Davis », a assuré Grosjean, qui semble avoir repris goût à la compétition par équipes. En juillet dernier, après son quart de finale à Wimbledon, il avait décliné sa sélection pour le déplacement à Moscou, où ses coéquipiers s’étaient fait battre. « J’ai mis la Coupe Davis à mon programme, après ça dépend de la décision du capitaine. S’il m’appelle je serai dans l’équipe », a-t-il réaffirmé.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Le Français Sébastien Grosjean, battu par Nicolas Kiefer hier en quarts de finale de l’Open d’Australie de tennis, n’a pas caché son amertume envers l’Allemand, dont la sportivité n’a pas toujours été exemplaire durant leur marathon de 4h48 min. Kiefer, vainqueur en cinq sets 6-3, 0-6, 6-4, 6-7 (1/7), 8-6, n’a cessé de protester contre les décisions des juges de ligne et a volontiers prolongé son temps de récupération entre les points et les jeux. Rien d’extraordinaire pour un joueur déjà sanctionné trois fois par des amendes depuis le début du tournoi pour divers écarts de comportement. En revanche, le Français n’a pas digéré le jet de raquette dont son adversaire s’est rendu coupable à un moment crucial du cinquième set. À 6-5 pour Kiefer et 40-30 sur le service de Grosjean, qui est alors à...