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Le Hezbollah s’insurge contre la déclaration du Conseil de sécurité

La déclaration présidentielle adoptée lundi par le Conseil de sécurité est devenue un nouveau terrain de confrontation entre les ministres du Hezbollah et du mouvement Amal, d’une part, et le gouvernement, de l’autre. Certaines expressions employées dans la déclaration ont en outre donné naissance à une nouvelle réclamation du Hezb, puisque la formation chiite demande désormais au cabinet de prendre position contre certaines dispositions du texte. Le ministre de l’Énergie, Mohammed Fneich, a ainsi condamné l’emploi du terme « milice » pour désigner le Hezbollah, et demander son désarmement, estimant que cette formulation constitue une insulte inacceptable. Il en est de même en ce qui concerne l’illégitimité de la prorogation du mandat présidentiel, dénoncée par la déclaration, ce qui attiserait les divisions internes, toujours selon Fneich. Des sources ministérielles ont ainsi mis en relief l’opposition entre ces positions hostiles, et celle de Boutros Harb par exemple, qui a salué la déclaration en estimant qu’elle montre que la communauté internationale veut toujours soutenir le Liban, et qu’elle enjoint la Syrie à ne plus s’immiscer dans les affaires libanaises. Ces sources ont par ailleurs relevé des éléments qui distinguent cette déclaration de celles qui l’ont précédée depuis 2000, puisqu’elle a mentionné la liberté de la presse au Liban et « le flot d’armes et de personnes vers le territoire libanais », comme elle a salué le dialogue qu’a entrepris le gouvernement avec le Hezbollah afin d’étendre sa souveraineté sur tout le territoire libanais. Elles se sont également demandé pourquoi le Conseil de sécurité a-t-il attendu trois mois après le rapport Annan sur l’application de la 1559 pour adopter cette déclaration, au moment où le conflit fait rage entre les différentes parties libanaises sur cette question précisément ? Et pourquoi, ajoutent ces sources, le secrétaire général de l’ONU, Kofi Annan, dépêche-t-il à Beyrouth son adjoint aux Affaires juridiques, Nicolas Michel, pour prendre connaissance de la vision qu’ont les dirigeants libanais de la forme du tribunal international dont ils ont demandé la création ? Durant cette visite qui commence demain et qui durera 24 heures, M. Michel a d’ailleurs demandé à rencontrer les trois présidents, le ministre des Affaires étrangères, le ministre de la Justice et le procureur général près la Cour de cassation. Mais il ne se réunira pas avec l’un des deux ministres du Hezbollah pour prendre leur avis sur le tribunal. M. Michel devra retourner à New York vendredi matin pour remettre son rapport à M. Annan sur le résultat de sa tournée. Par ailleurs, et selon certaines informations confidentielles, le tribunal en question ne devrait pas tarder à entrer en fonctions, peut-être à partir du mois de mars, lorsque le président de la commission d’enquête sur l’assassinat de Hariri, Serge Brammertz, aura achevé son rapport, et que l’autorité judiciaire compétente aura présenté l’acte d’accusation. Khalil FLEYHANE
La déclaration présidentielle adoptée lundi par le Conseil de sécurité est devenue un nouveau terrain de confrontation entre les ministres du Hezbollah et du mouvement Amal, d’une part, et le gouvernement, de l’autre. Certaines expressions employées dans la déclaration ont en outre donné naissance à une nouvelle réclamation du Hezb, puisque la formation chiite demande désormais au cabinet de prendre position contre certaines dispositions du texte. Le ministre de l’Énergie, Mohammed Fneich, a ainsi condamné l’emploi du terme « milice » pour désigner le Hezbollah, et demander son désarmement, estimant que cette formulation constitue une insulte inacceptable. Il en est de même en ce qui concerne l’illégitimité de la prorogation du mandat présidentiel, dénoncée par la déclaration, ce qui attiserait les...