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Chaussée à trous

Minuit trente dans la nuit de mercredi à jeudi. Il fait un noir d’encre – vous connaissez l’éternelle rengaine du fuel qui tarde à arriver, de la mer trop démontée pour que le déchargement soit possible, tout cela pour masquer les économies (de bouts de chandelle) motivées par la hausse des prix du pétrole. Une nuit d’encre donc pour les automobilistes, dont le signataire de ces lignes, qui, à la hauteur de Dora, fonce droit sur un trou béant dans la chaussée. Un trou ? Un gouffre plutôt, un abysse sans fond. Résultat : un pneu éclaté, une jante bonne pour la ferraille, un enjoliveur parti valdinguer dans cette nature libanaise si accueillante. Et une colère, noire elle aussi. À la station proche (heureusement…), je suis accueilli par deux pompistes hilares : « Et de 53 ! » J’étais la 53e victime en quarante-huit heures du fameux trou. Question, qui vaut ce qu’elle vaut, à l’adresse de nos services dits officiels : qui donc a eu l’idée géniale de baptiser « ministère des Travaux publics » un département dont la dernière réalisation doit remonter à la première moitié des années soixante-dix du siècle dernier ? De grâce, Messieurs, laissez donc les grands problèmes de l’heure – qui vous dépassent de toute façon – aux Grands de ce monde et occupez-vous donc d’accomplir les tâches qui vous incombent. C. M.
Minuit trente dans la nuit de mercredi à jeudi. Il fait un noir d’encre – vous connaissez l’éternelle rengaine du fuel qui tarde à arriver, de la mer trop démontée pour que le déchargement soit possible, tout cela pour masquer les économies (de bouts de chandelle) motivées par la hausse des prix du pétrole. Une nuit d’encre donc pour les automobilistes, dont le signataire de ces lignes, qui, à la hauteur de Dora, fonce droit sur un trou béant dans la chaussée. Un trou ? Un gouffre plutôt, un abysse sans fond. Résultat : un pneu éclaté, une jante bonne pour la ferraille, un enjoliveur parti valdinguer dans cette nature libanaise si accueillante. Et une colère, noire elle aussi. À la station proche (heureusement…), je suis accueilli par deux pompistes hilares : « Et de 53 ! » J’étais la 53e victime en...