Aoun : Je demande à mes électeurs
de me faire confiance
le 20 janvier 2006 à 00h00
« Le général Aoun n’appuie pas l’idée d’une victoire d’une partie sur une autre. Il estime en outre que la partie libanaise qu’il considère la plus proche de lui est le Hezbollah, notamment pour ce qui est des questions de réforme, l’affaire des fosses communes et certaines questions internes. » C’est ce qu’a déclaré hier le président du Conseil national de l’audiovisuel ( CNA), Abdel Hadi Mahfouz, qui s’exprimait au nom du chef du Courant patriotique libre, Michel Aoun, avec lequel il s’est entretenu à son domicile de Rabieh.
À l’issue de la visite, M. Mahfouz a indiqué que la rencontre s’inscrit dans le cadre des mesures prises par le CNA « pour entamer un dialogue entre les différentes parties politiques, en vue de faire prévaloir l’idée d’unité nationale », à l’ombre notamment de la guerre verbale dont se font l’écho les médias depuis un moment.
Évoquant les sujets conflictuels qui ont été suscités au cours de la rencontre, le président du CNA a indiqué, rapportant les propos du chef du CPL : « Le général Aoun considère que le problème majeur au Liban est le double langage employé en politique extérieure, d’une part, et en politique intérieure, d’autre part. Selon lui, il faut trouver une solution interne à la 1559 et ne pas se conformer aux desiderata de l’extérieur », a ajouté M. Mahfouz.
Pour le général Aoun, le gouvernement actuel « n’est que le prolongement des 15 dernières années, à la seule différence que Rustom Ghazalé (l’ancien chef des services de renseignements syriens au Liban) est absent de la nouvelle équation ».
Prié de dire comment il qualifie la relation entre le général Aoun et Walid Joumblatt, Abdel Hadi Mahfouz a indiqué que le général place cette question « dans le cadre de son action de sauvetage ». « Il considère qu’il est ouvert à l’ensemble des Libanais », a affirmé M. Mahfouz. Par ailleurs, et dans un entretien accordé à l’hebdomadaire Magazine, le chef du CPL a réitéré la nécessité de former un nouveau gouvernement avec, éventuellement, « la participation des principaux pôles politiques ». Prié de commenter la déclaration de Walid Joumblatt invitant les ministres chiites à « réintégrer le gouvernement ou à démissionner », le général Aoun a indiqué que le chef du PSP « s’est comporté pendant vingt ans comme le font les ministres chiites aujourd’hui ».
À la question de savoir si M. Aoun était devenu prosyrien ou prochiite, « comme le prétendent ses détracteurs », il a répondu : « En m’élisant, les gens m’ont fourni une procuration que j’utilise à bon escient. Je leur demande de me faire confiance. Toute vérité n’est pas bonne à dire pour préserver la sécurité du travail politique. »
« Le général Aoun n’appuie pas l’idée d’une victoire d’une partie sur une autre. Il estime en outre que la partie libanaise qu’il considère la plus proche de lui est le Hezbollah, notamment pour ce qui est des questions de réforme, l’affaire des fosses communes et certaines questions internes. » C’est ce qu’a déclaré hier le président du Conseil national de l’audiovisuel ( CNA), Abdel Hadi Mahfouz, qui s’exprimait au nom du chef du Courant patriotique libre, Michel Aoun, avec lequel il s’est entretenu à son domicile de Rabieh.
À l’issue de la visite, M. Mahfouz a indiqué que la rencontre s’inscrit dans le cadre des mesures prises par le CNA « pour entamer un dialogue entre les différentes parties politiques, en vue de faire prévaloir l’idée d’unité nationale », à l’ombre notamment de...
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