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Bonne journée pour les Français

La première journée de l’Open d’Australie a plutôt souri aux Français, hier, puisque six des 10 engagés se sont qualifiés pour le deuxième tour. La palme revient à trois joueurs issus des qualifications : Gilles Simon, Jean-Christophe Faurel et Julien Benneteau, classés au-delà de la centième place mondiale. Gilles Simon, 123e à l’ATP, a réussi la performance d’éliminer en cinq sets éreintants (7-6, 6-2, 3-6, 6-4, 6-3 et 4h13) le champion olympique en titre, le Chilien Nicolas Massu, 61e mondial. Mené 3-2 au dernier set, le Français a surmonté sa fatigue pour s’imposer. « Gilles se trouvait dans un état second, a raconté Jérôme Potier, son entraîneur. On a été obligé de le porter pour le ramener au vestiaire. Je crois même qu’il s’est évanoui. » Au deuxième tour, Simon défiera le Tchèque Tomas Berdych, tête de série numéro 19. Jean-Christophe Faurel, 203e mondial, qui dispute son premier tournoi du grand chelem, a saisi sa chance face à l’Allemand Alexandre Waske (7-6, 6-3, 7-6). « Il y a quinze jours, après une défaite au premier tour des qualifications de Doha, j’étais au fond du trou. J’avais même appelé mon agence de voyages pour rentrer à Paris, a expliqué Faurel. Finalement, je suis venu à Melbourne et je ne le regrette pas ! Cela fait longtemps qu’on me dit que je joue bien au tennis mais je suis au-delà du top 200. Je connais Florent Serra depuis l’âge de 12 ans. Quand je vois qu’il est 37e à l’ATP, cela donne envie de se bouger. » Mercredi, Faurel se mesurera à l’Américain James Blake, tête de série numéro 20. Golovin sortie Quant à Julien Benneteau, 162e mondial, il a renoué avec la victoire en grand chelem en battant le Brésilien Marcos Daniel 6-2, 6-1, 3-0 et abandon. Le Français n’avait plus remporté un match dans un tournoi majeur depuis Wimbledon 2004. « L’année 2005 a été difficile, j’ai chuté au classement, a dit Benneteau. Je savais que mon tennis n’avait pas disparu. Je vais tenter de ne pas reproduire les mêmes erreurs. Pour l’instant, cela se passe bien. Au deuxième tour, j’affronte l’Espagnol Guillermo Garcia-Lopez. L’an passé, il avait battu Moya ; cette fois, il a sorti une autre tête de série, Taylor Dent (n° 27). » De son côté, Fabrice Santoro, âgé de 33 ans, a pris le meilleur sur l’Américain Vince Spadea en quatre sets (3-6, 6-0, 6-2, 6-3). « C’est toujours sympa de gagner facilement, s’est félicité Santoro. Il ne me reste pas 20 grands chelems à disputer. À moi de me présenter sur le court dans de bonnes dispositions pour atteindre la deuxième semaine. » Au deuxième tour, le Français, 65e mondial, affrontera un autre trentenaire : le Roumain Andrei Pavel, tombeur de Carlos Moya (n° 32). Chez les filles, Virginie Razzano a mis fin aux velléités de retour de l’Australienne d’adoption Jelena Dokic, 370e mondiale mais numéro 4 en 2002. La Française s’est imposée dans la douleur 3-6, 7-6, 6-1. En début de soirée, Camille Pin, 130e mondiale, est venue à bout de l’Argentine Mariana Diza-Oliva, 50e mondiale, en trois sets 2-6, 7-5, 6-4. C’est le deuxième succès en grand chelem de l’Aixoise après celui obtenu ici même en 2004. Au deuxième tour, Camille Pin affrontera la tenante du titre, l’Américaine Serena Williams. En revanche, le tournoi est déjà terminé pour Tatiana Golovin (n° 24), sortie sans gloire par l’Italienne Mara Santangelo 6-4, 4-6, 6-4. « J’ai commis beaucoup de fautes, a dit Tatiana Golovin. On a beaucoup travaillé avec mon nouveau coach Tarik Benhabilès. Ce n’est que mon deuxième tournoi de l’année, cela va sourire. »

La première journée de l’Open d’Australie a plutôt souri aux Français, hier, puisque six des 10 engagés se sont qualifiés pour le deuxième tour.
La palme revient à trois joueurs issus des qualifications : Gilles Simon, Jean-Christophe Faurel et Julien Benneteau, classés au-delà de la centième place mondiale.
Gilles Simon, 123e à l’ATP, a réussi la performance d’éliminer en cinq sets éreintants (7-6, 6-2, 3-6, 6-4, 6-3 et 4h13) le champion olympique en titre, le Chilien Nicolas Massu, 61e mondial.
Mené 3-2 au dernier set, le Français a surmonté sa fatigue pour s’imposer.
« Gilles se trouvait dans un état second, a raconté Jérôme Potier, son entraîneur. On a été obligé de le porter pour le ramener au vestiaire. Je crois même qu’il s’est évanoui. »
Au deuxième tour, Simon défiera le...