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Actualités - Analyse

Changes et Bourses L’euro au plus haut depuis trois mois

L’euro a touché hier son meilleur niveau depuis près de trois mois face à un dollar fragilisé, dans la foulée d’un rapport mensuel sur l’emploi américain en décembre qui est ressorti inférieur aux attentes des analystes. Le billet vert, déjà pénalisé par la publication des minutes de la dernière réunion de la Réserve fédérale (Fed) du 13 décembre laissant penser aux marchés que la fin du cycle de resserrement monétaire américain était imminente, a reçu hier un coup de grâce porté par le rapport mensuel sur l’emploi aux États-Unis qui a révélé un nombre de créations d’emplois inférieur aux attentes moyennes. À cet égard, les opérateurs ont été déçus d’apprendre que l’économie américaine n’a créé que 108 000 emplois en décembre contre 305 000 en novembre, alors qu’on tablait en moyenne sur près du double, soit 200 000 (voir par ailleurs). C’est ainsi qu’après avoir utilisé toutes les excuses possibles pour vendre du dollar, ils ont trouvé dans ce rapport de l’emploi une raison de plus pour se débarrasser de lui, dans la mesure où tout laisse penser qu’un nouveau relèvement du principal taux directeur de la Fed à plus de 4,25 % n’est plus pour bientôt. Outre ce facteur, les analystes ont évoqué les bonnes données économiques en zone euro, dont la publication hier par l’institut IFO en Allemagne d’un rapport n’excluant pas un taux de croissance de 2 % cette année dans ce pays, pour se positionner en euro. Ils ont fait état aussi de spéculations sur une éventuelle diversification des réserves de change des banques centrales asiatiques pour le racheter. Cela d’autant que la Banque centrale chinoise faisait entendre hier qu’elle explorerait de nouvelles façons de gérer ses réserves. Bien que cette allusion soit ambiguë, elle a laissé croire que la Chine s’apprêterait à tourner le dos aux placements libellés en dollar comme les bons du Trésor américains, ce qui pourrait conduire les États-Unis, très dépendants des investisseurs institutionnels asiatiques pour financer leur immense déficit des comptes courants, à faire face à une crise majeure. Dans ce contexte, il n’est guère surprenant de voir le dollar se tasser à la fin de la semaine face à l’euro qui s’est finalement négocié à New York en hausse de 0,45 % à 1,2160 $ contre 1,2105 $ la veille. Hausse des Bourses La Bourse de New York était en hausse hier, malgré la publication d’un rapport sur l’emploi très décevant aux États-Unis. Selon les professionnels, ces chiffres de l’emploi ont été bien pris par un marché qui souhaite être conforté dans son scénario d’une fin proche du cycle de hausse des taux de la Fed. Des nouvelles d’entreprises, de Google notamment, ont contribué aussi à soutenir la tendance. À cet égard, les investisseurs ont évoqué le relèvement par Goldman Sachs de son objectif de cours sur le titre de cette société, pour acheter les valeurs de la haute technologie (Yahoo !, IBM, Research in Motion…). L’annonce par Verizon de la finalisation de son rachat de MCI (ex-WorldCom) a également soutenu le secteur des télécoms. Les Bourses européennes ont battu hier de nouveaux records de hausse, ignorant non seulement le nouvel accès de faiblesse du dollar, mais le renchérissement du pétrole. Elles ont été portées par les perspectives de croissance des économies de la zone euro ainsi que par les anticipations favorables pour le secteur de la haute technologie en 2006. La Bourse de Beyrouth était fermée hier en raison du chômage officiel à l’occasion de la fête de Noël chez la communauté arménienne. Élie KAHWAGI
L’euro a touché hier son meilleur niveau depuis près de trois mois face à un dollar fragilisé, dans la foulée d’un rapport mensuel sur l’emploi américain en décembre qui est ressorti inférieur aux attentes des analystes. Le billet vert, déjà pénalisé par la publication des minutes de la dernière réunion de la Réserve fédérale (Fed) du 13 décembre laissant penser aux marchés que la fin du cycle de resserrement monétaire américain était imminente, a reçu hier un coup de grâce porté par le rapport mensuel sur l’emploi aux États-Unis qui a révélé un nombre de créations d’emplois inférieur aux attentes moyennes. À cet égard, les opérateurs ont été déçus d’apprendre que l’économie américaine n’a créé que 108 000 emplois en décembre contre 305 000 en novembre, alors qu’on tablait en...