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Actualités - Chronologie

Baabda : Des déclarations équivoques quant à leur timing

Le bureau de presse du palais de Baabda a réagi le week-end dernier aux déclarations télévisées de Abdel Halim Khaddam, accusant ce dernier d’avoir « déformé plusieurs points concernant les prises de position du président Lahoud à l’égard du président Hariri, dans une tentative d’établir un lien entre ce qu’il a appelé “les incitations (contre Hariri)” et l’assassinat » de ce dernier. Le communiqué publié par la présidence évoque « les buts que souhaite atteindre M. Khaddam, et ce, pour des raisons désormais connues, confirmées par la nature des informations qu’il a distillées au cours de cette interview dont le timing porte à équivoque ». Le bureau de presse du palais indique qu’au moment de l’investiture du président Lahoud, Rafic Hariri avait refusé le Sérail « parce que le nombre de députés qui l’avaient nommé était inférieur à celui des parlementaires ayant voté en faveur du chef de l’État. Or, le président Lahoud a été stupéfait d’entendre une interview du président Hariri à la CNN et à Reuters, au cours de laquelle il a déclaré avoir refusé la présidence du Conseil en raison d’une violation de la Constitution par le président Lahoud. Le président Hariri a demandé une nouvelle série de consultations parlementaires, chose jugée anticonstitutionnelle par le chef de l’État, qui n’a exercé aucune pression sur le président martyr – les informations de l’époque le confirment. Le président Hariri a décidé de son plein gré de ne pas présider le Conseil des ministres, et ce, pour des raisons personnelles ». Le bureau de presse de la présidence a ensuite tenu à rappeler, notamment à l’adresse de Abdel Halim Khaddam, que le chef de l’État « n’est pas propriétaire de médias » et que, par conséquent, il n’a pas pu multiplier ses incitations à l’encontre de Rafic Hariri. Le communiqué juge ensuite que les deux gouvernements présidés par ce dernier au cours du mandat Lahoud « ont entrepris de belles réussites grâce à la coopération entre les deux hommes, quelles qu’aient été les divergences entre eux sur quelques points de détail ». Le communiqué indique en outre que les deux hommes éprouvaient l’un envers l’autre « beaucoup d’estime et de respect mutuel ; sans compter que le président Lahoud n’est pas amateur de campagnes de dénigrement ». Le communiqué indique ensuite que la campagne menée par Abdel Halim Khaddam contre Émile Lahoud « n’a rien de surprenant, ni le fait qu’il ait dit qu’il ne soutenait pas la prorogation de son mandat, parce que le président Lahoud a toujours refusé de déployer l’armée au Liban-Sud (…) M. Khaddam n’était pas étranger à cette décision (l’envoi de l’armée), qui aurait pu dégénérer à l’époque en un affrontement direct entre la troupe et la Résistance », affirme le communiqué. Enfin, le communiqué évoque les hommes censés assurer la sécurité du président Hariri après qu’il eut quitté ses fonctions en octobre 2004. « M. Khaddam dit que le président martyr l’a informé d’un accord entre lui et le président Lahoud portant sur 60 hommes, qui ont été retirés peu après, et que 6 sont restés. La vérité – malgré le fait que le chef de l’État n’est pas responsable de la sécurité des personnalités officielles – est que le président Lahoud a proposé au président Hariri de lui envoyer des éléments de la garde républicaine, mais ce dernier a remercié le chef de l’État en lui disant qu’il se contentera de son service de sécurité personnel », conclut le communiqué.

Le bureau de presse du palais de Baabda a réagi le week-end dernier aux déclarations télévisées de Abdel Halim Khaddam, accusant ce dernier d’avoir « déformé plusieurs points concernant les prises de position du président Lahoud à l’égard du président Hariri, dans une tentative d’établir un lien entre ce qu’il a appelé “les incitations (contre Hariri)” et l’assassinat » de ce dernier. Le communiqué publié par la présidence évoque « les buts que souhaite atteindre M. Khaddam, et ce, pour des raisons désormais connues, confirmées par la nature des informations qu’il a distillées au cours de cette interview dont le timing porte à équivoque ».
Le bureau de presse du palais indique qu’au moment de l’investiture du président Lahoud, Rafic Hariri avait refusé le Sérail « parce que le nombre...