L’euro s’est encore stabilisé face au dollar hier sur les marchés des changes internationaux, une série de données économiques n’ayant fourni aux opérateurs aucune raison de modifier leurs prévisions pour les taux d’intérêt de part et d’autre de l’Atlantique. Du côté américain, ils ont été un peu déçus du repli de 1,7 % des reventes de logements neufs en novembre après 2,7 % en octobre et de l’augmentation du nombre des demandeurs d’allocations chômage aux États-Unis la semaine dernière de 3 000 pour totaliser 322 000. Mais, ils ont été plus ou moins rassurés par l’annonce des directeurs d’achats de Chicago que leur indice mesurant l’activité industrielle dans cette région n’a que très légèrement reculé à 61,5 points en décembre contre 61,7 points en novembre, surtout que les analystes tablaient sur une baisse plus prononcée de cet indicateur à 60 points. Du côté européen, ils ont été un peu préoccupés par la croissance molle de la masse monétaire M3 de la zone euro en novembre (+7,6 % en novembre contre 8 % en octobre) avant la publication des résultats d’un sondage réalisé par l’institut de recherche économique IW jugeant la conjoncture de tous les secteurs d’activité en Allemagne plus optimiste en 2006 qu’elle ne l’était en 2005. Cette série d’indicateurs contradictoires a donc échoué à modifier les perspectives d’évolution des taux d’intérêt en zone euro et aux États-Unis l’an prochain. La monnaie unique est restée ainsi soutenue par les attentes de plusieurs analystes que la Banque centrale européenne (BCE) pourrait porter son principal taux directeur de 2,25 % actuellement à 3 % en 2006. Cela d’autant que le gouverneur de la Banque nationale de Belgique et membre de la BCE, Guy Quaden, laissait entendre hier que les taux ne pouvaient pas rester aux niveaux actuels indéfiniment. De ce fait, les opérateurs ont continué de miser sur une réduction du différentiel de taux d’intérêt entre États-Unis et zone euro, dans la mesure où tout laisse croire que la Réserve fédérale (Fed) devrait mettre fin à sa politique de resserrement monétaire dès le début de l’année. Dans ce contexte, l’euro devrait rester résistant, se négociant finalement à New York non loin de ses derniers niveaux de la veille, à 1,1840 $ contre 1,1835 $.
Rechute de Solidere
La Bourse de New York était atone hier, les indicateurs économiques publiés dans la matinée ayant envoyé des messages contradictoires au marché, ce qui l’a empêché d’établir une direction ferme. Du côté des sociétés, le principal événement de la journée a été la vente des hôtels de l’américain Hilton Hotels Corp au britannique Hilton Group pour 5,69 milliards de $. Par ailleurs, la tendance a été partagée entre le relèvement par Morgan Stanley de son objectif de prix sur Merck et l’annonce par Credit Suisse First Boston qu’il s’attendait à une baisse des ventes de General Motors de 12 à 14 % en décembre sur un an.
Les Bourses européennes ont renoué avec la hausse pour terminer à de nouveaux sommets depuis quatre ans mais dans des échanges anémiques et peu influencés par les perspectives de hausse des taux d’intérêt et le renchérissement du pétrole. Les opérateurs ont procédé à l’achat des actions de sociétés ayant réussi une belle année 2005, indique-t-on dans les salles de marchés.
À la Bourse de Beyrouth, Solidere continuait à subir la pression des ventes bénéficiaires pour la deuxième journée consécutive. Les actions A et B de cette société sont retombées de 18,01 $ à 17,25 $ et de 18,03 $ à 17,24 $ respectivement.
Élie KAHWAGI
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats L’euro s’est encore stabilisé face au dollar hier sur les marchés des changes internationaux, une série de données économiques n’ayant fourni aux opérateurs aucune raison de modifier leurs prévisions pour les taux d’intérêt de part et d’autre de l’Atlantique. Du côté américain, ils ont été un peu déçus du repli de 1,7 % des reventes de logements neufs en novembre après 2,7 % en octobre et de l’augmentation du nombre des demandeurs d’allocations chômage aux États-Unis la semaine dernière de 3 000 pour totaliser 322 000. Mais, ils ont été plus ou moins rassurés par l’annonce des directeurs d’achats de Chicago que leur indice mesurant l’activité industrielle dans cette région n’a que très légèrement reculé à 61,5 points en décembre contre 61,7 points en novembre, surtout que les...