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Actualités - Opinion

Changes et Bourses La fermeté du dollar a pesé sur l’euro

Le dollar a gagné du terrain hier face aux principales devises dans des marchés des changes très calmes, après la fermeture la veille des principales places européennes et américaines au lendemain de Noël. Ce mouvement s’est produit dans des échanges très réduits en l’absence toujours des opérateurs à Londres, première place mondiale pour les changes, qui est restée fermée hier pour la deuxième journée consécutive. Les intervenants, présents dans les salles des marchés ouverts, n’avaient donc pas beaucoup de choses à mettre sous la dent, à l’exception de quelques indicateurs en provenance de Tokyo qui n’ont guère profité au yen. À cet égard, les investisseurs se sont montrés très indifférents de l’annonce d’une hausse de 0,1 % des prix à la consommation au Japon en novembre, pour la première fois depuis 25 mois, qui est censée conforter la perspective d’une fin imminente de la déflation qui ronge la deuxième économie mondiale depuis plus de sept ans. Il en est de même de l’augmentation de 0,9 % en novembre sur un an des dépenses moyennes de consommation des ménages au Japon, qui est passée comme inaperçue ainsi que la hausse de 12,6 % des mises en chantier de logements dans ce pays pendant la même période. Au contraire, les opérateurs ont évoqué la hausse de 4,6 % du taux de chômage au Japon en novembre, au lieu de 4,4 % comme attendu, contre 4,5 % en octobre, pour se débarrasser du yen au profit du dollar. Celui-ci a, en outre, continué à trouver appui, selon les cambistes, dans des achats d’importateurs japonais ainsi que dans la poursuite des rapatriements de gains de sociétés américaines opérant au Japon et en Europe avant la fin de l’année pour bénéficier du Homeland Investment Act. De plus, les haussiers sur le dollar semblaient anticiper un bon indice de confiance des consommateurs américains en décembre attendu aujourd’hui, dans la mesure où toute nouvelle hausse de cet indicateur très suivi renforce l’hypothèse d’une poursuite des resserrements monétaires aux États-Unis. Cette attente a donc rendu l’euro plus vulnérable, le faisant négocier à New York en baisse de 0,38 % à 1,1830 $, contre 1,1875 $ vendredi dernier avant le chômage prolongé de Noël. Nouveau plus haut historique de Solidere La Bourse de New York était en baisse hier, malgré les traditionnels « habillages de portefeuilles » qui sont censés soutenir la cote en cette période de fin d’année. Mais la tendance s’est ressentie de l’inversion de la courbe des taux d’intérêt aux États-Unis, pour la première fois depuis cinq ans, avec la baisse du rendement des bons du Trésor américain à 10 ans au-dessous de celui des bons à 2 ans. Cette inversion, laissant craindre un ralentissement économique, voire un début de récession, qui contraste avec la croissance actuellement soutenue de l’économie américaine, semble être à l’origine de cet affaiblissement de Wall Street. En revanche, les Bourses européennes ont terminé à de nouveaux plus hauts depuis près de quatre ans. Elles ont été tirées par la hausse du dollar, la baisse des prix pétroliers et les grands magasins qui ont fait de très bonnes ventes de Noël. La Bourse de Beyrouth a continué de battre tous ses précédents records de hausse avec le nouveau rebond de Solidere qui a frôlé hier le seuil de 20 $, à 19,50 $, pour la première fois depuis sa création. Les actions A de cette société sont remontées de 18 $ à 19 $ (+5,55 %) et les actions B de 18,42 $ à 19,25 $ (+4,50 %). Élie KAHWAGI
Le dollar a gagné du terrain hier face aux principales devises dans des marchés des changes très calmes, après la fermeture la veille des principales places européennes et américaines au lendemain de Noël. Ce mouvement s’est produit dans des échanges très réduits en l’absence toujours des opérateurs à Londres, première place mondiale pour les changes, qui est restée fermée hier pour la deuxième journée consécutive. Les intervenants, présents dans les salles des marchés ouverts, n’avaient donc pas beaucoup de choses à mettre sous la dent, à l’exception de quelques indicateurs en provenance de Tokyo qui n’ont guère profité au yen. À cet égard, les investisseurs se sont montrés très indifférents de l’annonce d’une hausse de 0,1 % des prix à la consommation au Japon en novembre, pour la première...