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Actualités - Opinions

Les lecteurs ont voix au chapitre

La mémoire de Kamal Joumblatt Réponse à une réponse M. Jean-Claude Delifer, je respecte votre point de vue et, je salue tous les Libanais résidant à l’étranger, dont vous faites partie (L’Orient-Le Jour du samedi 10 décembre). Tant de leaders ont été victimes de leur fidélité à leur patrie et la liste me paraît longue. Il est certain que le président Béchir Gemayel en fait partie. Je n’avais absolument pas l’intention de l’abolir de la liste ; bien au contraire, nous honorons sa mémoire ainsi que celle de Kamal Joumblatt. Tous deux se sont sacrifiés pour des objectifs similaires, dont le premier et le plus important est l’indépendance et la souveraineté de Liban. Je ne peux pas oublier les autres leaders martyrs qui se sont eux aussi sacrifiés pour l’indépendance de leur patrie (chacun à sa manière) et qui ont écrit l’histoire du Liban avec leur sang . Je ne peux pas non plus oublier les héros souffrant dans les prisons syriennes et israéliennes, ni les membres de la Résistance libanaise qui ont réussi à libérer le Liban-Sud. Pas plus que je ne saurais omettre la presse libanaise qui a payé cher son indépendance et sa liberté. Ridab BOU NASSER EDINE *** Je tiens à remercier M. Jean-Claude Delifer pour le « rectificatif » qu’il a bien voulu apporter au mot de Mlle Ridab Bou Nasser Eddine relatif à Kamal Joumblatt. Énumérer une liste des martyrs du Liban en omettant d’y inclure un homme de la stature de Béchir Gemayel montre à quel point nous, Libanais, continuons à manquer de maturité nationale malgré trente ans d’occupation cynique et brutale. Occupation qui a engendré tellement de malheurs et de drames. Béchir Gemayel a été le premier dirigeant libanais à rêver des « 10 452 », à rêver du Liban, tout simplement. En très peu de temps, Béchir Gemayel a dépassé les rancunes et les rancœurs héritées des combats et a voulu porter le Liban et les Libanais, TOUS les Libanais, au XXIe siècle quand une grande partie du Moyen-Orient continue de vivre en plein Moyen-Âge. De seigneur de guerre agressif (sans pour autant être l’agresseur), Béchir Gemayel s’est rapidement transformé en homme d’État responsable, voulant édifier un État de droit, un État fort, libre, démocratique, multiculturel. De chef de la « droite chrétienne réactionnaire », il s’est transformé en président de tous les Libanais, musulmans, druzes et chrétiens, sans favoritisme confessionnel, sans préférences sauf celles basées sur les compétences et les compétences personnelles. P.S. : Kamal Joumblatt n’a jamais été mon héros préféré, mais refuser son apport au Liban serait refuser une partie de moi-même. Albert ARISS Noël en nous Si nous imaginions l’homme avant l’Étoile annonciatrice, nous trouverions sûrement un être déboussolé, une âme nageant dans le doute et l’obscurité ; dans la peur de la vie et de la mort ; et dans la peur d’un Dieu tyran. Comment cet homme affrontait-il ses angoisses et ses peines, sa maladie et l’heure de sa mort ? Qui le soutenait ? Quelle était sa raison de vivre ? Heureux privilégiés sommes-nous d’être nés après Noël !… La venue sur terre de Celui qui est le chemin, la vérité et la vie a bouleversé les structures de l’humanité. À partir de l’étable de Bethléem, la pauvreté n’est plus une honte, mais une grâce et gage de toute liberté et de toute richesse d’âme et de corps. Par contre, les biens de la terre sont devenus source de toute amertume, de tout esclavage et de tout aveuglément. Béni sois-Tu astre resplendissant de l’Orient, qui, par Ton apparition, as renversé les données de la souffrance en changeant la vallée de larmes en une vallée de perles. Noël est en nous. Noël est une renaissance continue de vie avec Jésus. Comme nous serions au comble de la joie, si notre âme se détachait de tout pour accueillir le Tout ! Georgette MEDAWAR Retrouver l’unité nationale Dans la rubrique « Les lecteurs ont voix au chapitre », ce titre : « Rendre à César » suivi d’un texte dans lequel le lecteur donne un conseil à un candidat à la présidence de la République. Tout candidat, y est-il dit, doit largement représenter la rue chrétienne et être le candidat des chrétiens d’abord. Je croyais que les choses au Liban, et après tous les malheurs de ce peuple, de ce pays, commençaient à évoluer, que nous pouvions espérer un candidat des Libanais et de tous les Libanais d’abord. Après tout, nous avons eu cette fameuse union nationale du 14 mars, qui ressemble trop à un mirage tellement sa disparition fut soudaine. Essayons cette fois de nous redécouvrir, de nous accepter, de nous respecter et de respecter nos différences. Mais rendons au Liban son dû et démentons les mauvaises langues qui prédisaient depuis longtemps qu’après le départ du dernier « voisin », nous allions reprendre nos querelles d’antan. Hamdi EL-HALABY Paris P.S. : - Par contre, pour l’article de M. P. Ingea (« Former une nation », dans le même numéro), chapeau ! Histoire d’hygiène Il y a quelques jours, nous avons fêté un anniversaire qui a pu sembler étrange pour certains, mais que je qualifierais de vital. De fait, le 5 décembre 1975, les comités populaires qui surgirent dans les quatre coins du pays après la chute de l’État imposèrent à la population, et avec succès, ce sac noir en plastique conçu pour placer les ordures ménagères. Trente ans après, et malgré l’émergence de plusieurs municipalités et d’un ministère de l’Environnement, il est regrettable de trouver encore des déchets jetés en vrac ou placés dans des sacs transparents déchirés. N’est-il pas temps de recommander aux propriétaires d’animaux domestiques d’avoir obligatoirement avec eux un sac lors de leurs randonnées, histoire de permettre à ce pauvre piéton de se promener sans se salir ? Enfin, saviez-vous que, selon notre code pénal fraîchement mis à jour, « est passible d’une amende toute personne prise en flagrant délit de faire ses besoins dans un endroit public » ? Mais existe-t-il seulement des toilettes publiques ? Et s’il en existe dans certains jardins ou parcs d’attractions, elles fonctionnent rarement. Antoine SABBAGHA
La mémoire de Kamal Joumblatt

Réponse à une réponse
M. Jean-Claude Delifer, je respecte votre point de vue et, je salue tous les Libanais résidant à l’étranger, dont vous faites partie (L’Orient-Le Jour du samedi 10 décembre). Tant de leaders ont été victimes de leur fidélité à leur patrie et la liste me paraît longue. Il est certain que le président Béchir Gemayel en fait partie. Je n’avais absolument pas l’intention de l’abolir de la liste ; bien au contraire, nous honorons sa mémoire ainsi que celle de Kamal Joumblatt. Tous deux se sont sacrifiés pour des objectifs similaires, dont le premier et le plus important est l’indépendance et la souveraineté de Liban. Je ne peux pas oublier les autres leaders martyrs qui se sont eux aussi sacrifiés pour l’indépendance de leur patrie (chacun à sa...