Le chef de l’opposition Qanooni élu à la présidence du Parlement
le 22 décembre 2005 à 00h00
Le leader de l’opposition et dauphin de Hamid Karzai à l’élection présidentielle d’octobre 2004, le Tadjik Yunus Qanooni, 48 ans, a été élu hier président de l’Assemblée nationale afghane, battant de peu un ancien chef de guerre pachtoune.
Arrivé deuxième de la présidentielle avec 16 % des voix contre 54 % à Karzai, Yunus Qanooni, partenaire du défunt commandant panchiri Ahmed Shah Massoud, a battu de seulement cinq voix (sur 249 députés) Abdulrab Rasul Sayyaf, un fidèle de l’Arabie saoudite durant la lutte contre l’occupation soviétique (1979-89), puis la guerre civile (1992-96). Sayyaf, un sexagénaire à la longue barbe blanche immaculée, est accusé par diverses organisations de violations des droits de l’homme durant la guerre civile qui a fait 50 000 morts à Kaboul.
Dès son élection à la présidence de l’Assemblée (Wolesi Jirga), Yunus Qanooni a recommandé à l’opposition de se choisir un nouveau leader.
Mardi, l’autre chambre du Parlement, le Sénat (Meshrano Jirga), avait élu à sa présidence un proche du président Karzai, Sebghatullah Modjaddedi, éphémère président après la chute des communistes en 1992, qui dirigeait jusqu’ici la commission chargée de la réconciliation nationale.
La mise en place du Parlement afghan – le premier depuis plus de trente ans – constitue la dernière étape de la transition politique de l’Afghanistan entamée à la fin 2001 après la chute des talibans, chassés du pouvoir par une coalition militaire sous commandement américain.
Le leader de l’opposition et dauphin de Hamid Karzai à l’élection présidentielle d’octobre 2004, le Tadjik Yunus Qanooni, 48 ans, a été élu hier président de l’Assemblée nationale afghane, battant de peu un ancien chef de guerre pachtoune.
Arrivé deuxième de la présidentielle avec 16 % des voix contre 54 % à Karzai, Yunus Qanooni, partenaire du défunt commandant panchiri Ahmed Shah Massoud, a battu de seulement cinq voix (sur 249 députés) Abdulrab Rasul Sayyaf, un fidèle de l’Arabie saoudite durant la lutte contre l’occupation soviétique (1979-89), puis la guerre civile (1992-96). Sayyaf, un sexagénaire à la longue barbe blanche immaculée, est accusé par diverses organisations de violations des droits de l’homme durant la guerre civile qui a fait 50 000 morts à Kaboul.
Dès son élection à la...
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