Rechercher
Rechercher

Actualités

Les dérapages de Paolo Di Canio

Connu pour ses penchants mussoliniens, le capitaine de la Lazio de Rome, Paolo Di Canio (notre photo), suspendu lundi une journée par la Fédération italienne pour avoir effectué un nouveau salut « fasciste » la veille, est un habitué de ces dérapages qui font scandale. Dimanche soir, lors du match face à la Juventus (1-1), juste après son remplacement, Paolo Di Canio a salué les supporteurs de la Lazio de Rome en levant les deux bras, puis en laissant un seul bras tendu vers le haut, dans un geste semblable au salut fasciste. Un geste dénué de toute ambiguïté, qui a déclenché une nouvelle polémique en Italie. Car le joueur, qui affiche fièrement ses attaches mussoliniennes – il a écrit un livre sur « le Duce » – n’en est pas à son coup d’essai. Rien que cette année, c’est la troisième fois que Di Canio nargue les institutions du football italien avec ce geste adressé aux supporteurs laziales dont certains, notamment ceux du groupe des « Irréductibles » (Irriducibili) sont considérés comme proches de l’extrême droite italienne. En mars, Di Canio avait été condamné à 10 000 euros d’amende pour avoir commis le même geste lors d’un derby remporté contre l’AS Rome. Bis repetita le 11 décembre face à Livourne comptant pour la 15e journée du championnat italien de football. La Fédération n’avait alors pas jugé utile de le sanctionner, préférant attendre les résultats d’une enquête. « Je le ferai à nouveau » « J’ai fait le salut romain à Sienne, à Livourne et contre la Juve et je promets que je le ferai à nouveau. Ce n’est pas un délit, et puis je suis fait comme ça. Tout le monde connaît mes idées, j’ai écrit un livre sur Mussolini et, en Angleterre, j’ai vendu 1 320 ouvrages en deux heures », s’était défendu Di Canio. « Le salut romain représente l’histoire et si nous voulons le renier, il faudra alors enlever beaucoup de statues dans la capitale. Pourquoi ne monte-t-on pas une affaire sur le tee-shirt du Che Guevara endossé par Lucarelli (l’attaquant de Livourne) ? J’ai mes idées et je les expose depuis déjà cinq ans », avait-il ajouté. Mais là, la Fédération a enfin décidé de frapper. Le juge de la commission de discipline de la Fédération italienne de football a considéré que l’attitude de Di Canio « évoquait le régime fasciste (du dictateur Benito Mussolini), caractérisé par la violence envers les opposants et la discrimination raciale » pour justifier sa décision. « Je suis abasourdi, cette sanction est une injustice, mais c’est surtout une sentence politique. Mon geste n’a rien à voir avec des idéologies politiques », a paradoxalement commenté Di Canio. Alors que ce geste a indigné la majeure partie des acteurs du football italien, les dirigeants de la Lazio de Rome continuent à soutenir leur joueur. « Je me demande sur quelles bases on peut définir son geste comme un geste politique, car à ce moment-là, le pape ou quiconque qui lève la main pour saluer, fait un geste politique », s’est étonné le président de la Lazio Claudio Lotito. L’entraîneur de l’équipe, Delio Rossi, a, quant à lui, qualifié la sanction d’« absurde et aberrante », qui « n’a rien à voir avec le football ».
Connu pour ses penchants mussoliniens, le capitaine de la Lazio de Rome, Paolo Di Canio (notre photo), suspendu lundi une journée par la Fédération italienne pour avoir effectué un nouveau salut « fasciste » la veille, est un habitué de ces dérapages qui font scandale.
Dimanche soir, lors du match face à la Juventus (1-1), juste après son remplacement, Paolo Di Canio a salué les supporteurs de la Lazio de Rome en levant les deux bras, puis en laissant un seul bras tendu vers le haut, dans un geste semblable au salut fasciste. Un geste dénué de toute ambiguïté, qui a déclenché une nouvelle polémique en Italie.
Car le joueur, qui affiche fièrement ses attaches mussoliniennes – il a écrit un livre sur « le Duce » – n’en est pas à son coup d’essai. Rien que cette année, c’est la troisième fois que Di...