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RAPPORT AUDI Pas de croissance positive pour 2005

Selon le rapport de la Banque Audi, groupe Audi Saradar, pour le troisième trimestre de 2005, un environnement de non-croissance continue de caractériser l’économie libanaise en 2005, comme le confirme la plupart des indicateurs du secteur réel. Le pays a pu éviter le piège récessionniste relatif à une contraction prolongée de l’activité, mais ne semble pas prêt à renouer avec une croissance positive avant l’année à venir. Les moteurs de croissance économique, d’origine intérieure et extérieure, ont relativement stagné cette année. La consommation locale a été caractérisée par une attitude d’attente généralisée, comme le reflète la baisse de 0,5 % de la TVA sur une base annuelle. De même, un gel relatif des dépenses locales d’investissement a été observé, avec une régression des importations des équipements industriels de 3,5 %. Parmi les moteurs d’origine extérieure qui ont été les principaux stimulants de la croissance en 2004, les dépenses touristiques ont chuté, avec une baisse du nombre de touristes de 14 % sur base annuelle, les exportations ont augmenté de seulement 3,3 % malgré le boom économique observé au niveau des partenaires régionaux, alors que l’investissement direct étranger a connu un gel au cours de la plupart de la période. La stagnation de la demande privée dans ses composantes de consommation et d’investissement, ainsi que la faible demande publique caractérisée par une chute des dépenses de 4,4 % a mené à une demande globale nettement stagnante. L’évolution de la vitesse de circulation de la monnaie au sens large confirme une telle stagnation économique. En fait, le ratio des chèques compensés/dépôts moyens a baissé de 5,6 % par rapport à la période correspondante de 2004, dans un contexte d’une croissance moyenne de la masse monétaire de 5,6 % et d’une inflation annuelle moyenne de 2,5 %. Les entrées des capitaux ont baissé de 8,2 % au cours des neuf premiers mois de 2005, pour atteindre 5 338 millions de dollars, et ont mené à un déficit de la balance des paiements d’environ 192 millions de dollars, bien que ce dernier ait dépassé un pic de 1,6 milliard de dollars en mai 2005. Les marchés de capitaux ont connu une atmosphère positive durant les neuf premiers mois de 2005. Les échanges à la Bourse de Beyrouth ont progressé de près de 4 fois sur base annuelle et les prix des actions ont haussé de 56 % par rapport à la fin de 2004. Le marché des eurobonds a été caractérisé par une atmosphère positive, avec une hausse de la demande générée par une amélioration des anticipations des investisseurs locaux, régionaux et internationaux quant aux perspectives économiques et politiques libanaises.

Selon le rapport de la Banque Audi, groupe Audi Saradar, pour le troisième trimestre de 2005, un environnement de non-croissance continue de caractériser l’économie libanaise en 2005, comme le confirme la plupart des indicateurs du secteur réel. Le pays a pu éviter le piège récessionniste relatif à une contraction prolongée de l’activité, mais ne semble pas prêt à renouer avec une croissance positive avant l’année à venir. Les moteurs de croissance économique, d’origine intérieure et extérieure, ont relativement stagné cette année. La consommation locale a été caractérisée par une attitude d’attente généralisée, comme le reflète la baisse de 0,5 % de la TVA sur une base annuelle. De même, un gel relatif des dépenses locales d’investissement a été observé, avec une régression des importations...