MADAGASCAR
Eric Darnell et Tom Mcgrath – Dreamworks
À l’ère de la surenchère visuelle et technique qui fait rage dans l’animation, nul besoin de préciser que le nouveau-né des studios Dreamworks (Shrek) est un petit bijou bien maîtrisé. L’histoire est simple, la morale gentillette, l’humour archiprésent, les seconds rôles aussi comme toujours, idem pour les clins d’œil. Le rythme est impeccable, et on se retrouve très vite ravi de regarder le film avec ses enfants. Il vaut mieux d’ailleurs, parce que, généralement, les enfants aiment revoir un dessin animé une centaine de fois ! Ici, ce sont les animaux les héros. New York, dans un zoo de Manhattan vivent quatre amis : Alex le lion, Marty le zèbre, Melman la girafe et Gloria l’hippopotame. Jour après jour, ils épatent petits et grands avec leurs numéros. Ils aiment leur confort et y sont attachés, sauf Marty, qui rêve de grands espaces. Il rêve de connaître autre chose, ce pour quoi il est né : la vie sauvage. Un soir, il s’échappe et est retrouvé. Avec ses amis, il est envoyé au Kenya. Une belle réussite.
CRUSTACÉS ET COQUILLAGES
Olivier Ducastel et Jacques Martineau
C’est l’été. Marc emmène sa petite famille dans une maison dont il vient d’hériter. Beatrix, sa femme, s’occupe mollement du jardin. Et si Laura, leur fille de 19 ans, attend l’arrivée de son copain motard pour passer ses vacances ailleurs, Charly, leur fils de 17 ans, est ravi de se balader près de la mer avec son ami Martin. Tout semble parfait... Mais Martin est homosexuel alors que Charly ne l’est pas, ce qui n’empêche pas Béatrix de croire qu’ils le sont. Béatrix, elle, reçoit souvent la visite de son amant, Mathieu, qui la presse de divorcer. Quant à Marc... tous ces malentendus et autres chassés-croisés amoureux lui rappellent une autre époque de sa vie qu’il avait occultée. Autour d’une structure fixe, le caractère du film est assez original et cette comédie de mœurs est surtout très réussie. Les acteurs sont tous impeccables et le tout très bien mis en scène. Avec Jean-Marc Barr, Valeria Bruni-Tedeschi et Gilbert Melki.
CINDERELLA MAN
Ron Howard
1920. Jim Braddock (Russel Crowe) est un boxeur prometteur. Il semble bien parti pour remporter le titre de champion du monde poids lourd. 1929, la Bourse s’effondre et les États-Unis plongent dans une dépression économique sans précédent. Le pays n’est plus que l’ombre de lui-même. Tout comme Braddock qui, blessé à la main droite, a dû abandonner ses rêves de gloire pour subvenir aux besoins de sa famille. Quand la fédération locale de boxe lui retire sa licence, il accepte n’importe quel travail. Un jour pourtant, son ancien agent lui décroche un ultime combat. Contre toute attente, Braddock remporte le match. À Hollywood, la mode est aux biographies (Ali, The Aviator, Ray, etc.). Cinderella Man fait partie du haut du panier et vaut donc le détour. Émotion, excellent jeu d’acteurs : Russell Crowe accroche le regard et René Zellweger livre une prestation remarquable. Un bon film, sans longueurs.
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