Sleimane Frangié : Cela suffit
d’exploiter le sang des martyrs
le 15 décembre 2005 à 00h00
Visé par certains discours prononcés hier au cours de la séance parlementaire, ainsi que par des slogans scandés par les manifestants, l’ancien ministre et député Sleimane Frangié a violemment répondu dans un communiqué publié hier.
« J’aurais préféré, a-t-il dit, ne pas avoir à me lancer dans une polémique alors que le sang de mon ami Gebran Tuéni, avec lequel je n’étais pas toujours d’accord, mais pour qui j’éprouvais du respect et de l’amitié, n’a pas encore séché. Mais par souci de vérité, je suis contraint de répondre aux attaques qui m’ont visé.
« C’est vrai, je suis un homme de conviction et je n’ai pas honte d’exprimer mes opinions. Mais je suis bien loin d’être un agent. Les agents sont ceux qui, il n’y a pas si longtemps encore, louaient le régime syrien mais se sont empressés de changer de discours lorsque le vent international a tourné. Aujourd’hui, ils se battent pour être ceux qui obéiront le plus aux instructions de l’étranger, aux dépens de l’unité du Liban et de l’entente de ses fils.
« J’estime avoir le droit de me demander à qui profite l’odieux crime, qui a eu pour premier résultat de hâter la demande de formation d’un tribunal international, selon des plans étrangers que certains s’étaient engagés à exécuter.
« C’est vrai que j’avais affirmé que la présence des responsables libanais sur le sol national est un devoir malgré les dangers, a ajouté M. Frangié. Mais je me souviens surtout des sarcasmes de Walid Joumblatt, publiquement déclarés, à l’encontre du martyr Gebran Tuéni parce qu’il se trouvait à l’étranger. Ce qui avait poussé ce dernier à déplorer la “légèreté des alliés”, qui se considèrent les plus menacés parce que les plus importants.
« Enfin, je voudrais dire que cela suffit d’exploiter le sang des martyrs, alors que le Liban a plus que jamais besoin de sagesse et de grandeur. À l’image du père éprouvé Ghassan Tuéni qui a appelé à enterrer les haines en même temps que son fils martyr. »
Visé par certains discours prononcés hier au cours de la séance parlementaire, ainsi que par des slogans scandés par les manifestants, l’ancien ministre et député Sleimane Frangié a violemment répondu dans un communiqué publié hier.
« J’aurais préféré, a-t-il dit, ne pas avoir à me lancer dans une polémique alors que le sang de mon ami Gebran Tuéni, avec lequel je n’étais pas toujours d’accord, mais pour qui j’éprouvais du respect et de l’amitié, n’a pas encore séché. Mais par souci de vérité, je suis contraint de répondre aux attaques qui m’ont visé.
« C’est vrai, je suis un homme de conviction et je n’ai pas honte d’exprimer mes opinions. Mais je suis bien loin d’être un agent. Les agents sont ceux qui, il n’y a pas si longtemps encore, louaient le régime syrien mais se sont...
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