C’est décidément l’éros et le thanatos, dans leur contradiction la plus frappante, qui se sont affrontés dernièrement sur nos petits écrans. Dans un contexte sinistre, où le plus « beau » spectacle qu’il nous était donné d’admirer était celui des charniers de Anjar, le concours de Miss Liban est venu à point nommé constituer une sorte d’antithèse heureuse à la laideur la plus abjecte. Et c’est tant mieux pour tout le monde.
Mais que se passe-t-il pour que cet événement annuel, anodin nous en convenons, et sans grandes implications sur le devenir du pays, réussisse à nous laisser immanquablement sur notre faim, toutes les fois ? Qu’est-ce qui fait qu’à chaque édition de ces olympiades de la beauté, l’on s’acharne à faire un croche-pied, à la toute dernière minute, au sprinteur gagnant ? Car quand bien même l’ultime élue ne manque pas d’atouts, il est dit que le jeu consiste à choisir la plus belle. Et non à se contenter d’une très belle. Et dans le lot, il y a des évidences, un spécimen si j’ose dire (pardonnez le choix du mot), qui se démarque nettement, et qui se positionne en digne représentant de la beauté nationale aussi bien à l’intérieur de nos frontières qu’aux concours internationaux. Ces « spécimens » sont, 9 fois sur 10, déchus avant d’avoir accédé au trône.
Est-ce une propension culturelle à faire des choix frileux ? Y a-t-il des facteurs en amont qu’il ne nous est pas donné de connaître ? Est-ce tout simplement un vice au niveau du système de votation ? Toujours est-il que le public se retrouve, une énième fois, berné, frustré aussi de constater que, même dans le divertissement, quelque chose ne tourne pas rond. D’ailleurs, ce public aurait fait un choix différent. Et c’est lui qui vous le confirmera, vous n’avez qu’à le lui demander !
(N.B : C’est quelques minutes avant d’envoyer ce mot au courrier des lecteurs que nous avons appris la mort atroce de Gebran Tuéni. Excusez donc le contenu de ce qui a été dit plus haut, devenu soudain tellement dérisoire).
Walid MENASSA
C’est décidément l’éros et le thanatos, dans leur contradiction la plus frappante, qui se sont affrontés dernièrement sur nos petits écrans. Dans un contexte sinistre, où le plus « beau » spectacle qu’il nous était donné d’admirer était celui des charniers de Anjar, le concours de Miss Liban est venu à point nommé constituer une sorte d’antithèse heureuse à la laideur la plus abjecte. Et c’est tant mieux pour tout le monde.
Mais que se passe-t-il pour que cet événement annuel, anodin nous en convenons, et sans grandes implications sur le devenir du pays, réussisse à nous laisser immanquablement sur notre faim, toutes les fois ? Qu’est-ce qui fait qu’à chaque édition de ces olympiades de la beauté, l’on s’acharne à faire un croche-pied, à la toute dernière minute, au sprinteur gagnant ? Car...
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