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Actualités - Opinion

L’élection de Miss Liban L’extase du dernier soir

La reine est morte ! Vive la reine ! Désolé si l’expression paraît macabre, mais elle a été longtemps utilisée pour les rois de France. Ici, le contexte est différent... L’élection de Miss Liban est terminée. L’extase du dernier soir était au rendez-vous. Les dernières mièvreries de Waël Kfoury expédiées, le présentateur se prépare, non sans une certaine délectation, à nous annoncer le nom de l’heureuse élue. Les dauphines, avec leurs roses rouges comme maigre cadeau de consolation, sont remballées au placard. Derrière, le souffle coupé et en noir, les ex-candidates au titre observent ce public odieux qui les a dédaignées. Gainées de noir... Signe de deuil ou simple signe de beauté (enfin, le peu qu’il leur est resté) ? Gaby tient la main d’Annabelle, les mains tremblent, les cœurs se serrent et la Miss du jour est... Gabrielle Bou Rached ! La charmante demoiselle est tombée des nues... Nous aussi. Elle se cache le visage, rouge de plaisir, fière du travail accompli. Elle a dû batailler, la Gabrielle, et contre qui ? La favorite... Il est aussi étrange que ce soit Annabelle qui ait récolté les plus hautes notes et que ce soit Gabrielle qui gagne. C’est beau de jouer sur la sensibilité du jury qui, une fois de plus, a fait don de clairvoyance et d’objectivité. Évidemment, comment ne pas fondre devant une jeune femme éplorée ? Pendant ce temps, Double N (Nadine Njeim), reine qui est arrivée à sa date d’expiration, se coltinait avec son sourire glacial et figé. Une fois n’étant pas coutume, elle paraissait plus belle que l’année passée, lors de son élection. Elle se préparait à poser le diadème. Inutile de dire comment la reine déchue arriva. Une vraie descente à la diva, avec valets à la clé, en conquérante de la dernière heure. Elle est descendue calmement les escaliers, un peu comme les laves de l’Anapurna quand il se réveille. Franchement, Nadine etait irréprochable, une vraie poupée de cire... Gabrielle se retourne, ne saluant même pas son public et un flot d’oiseaux noirs fondit sur elle, la noyant sous une pluie de baisers « heureux ». Nous sommes contentes pour toi, Gaby. Ah oui, ça se voyait ! Toutes ces candidates qui l’étouffaient sous leurs baisers, lui souhaitant chance, bonheur et prospérité dans sa quête pour le renouveau social et l’aide aux défavorisés. À peine remise de ses émotions et avoir bien réchauffé son trône, Gabrielle va enfin voir le peuple qui l’acclame. Et là, il y a quelque chose qui m’a échappé, la chaîne coupe Gabrielle bénissant le public de son sourire radieux au rimmel coulant... Il y a de quoi frustrer ! Pendant ce temps, Annabelle, qui a été recalée avec des roses rouges sang, avait disparu. Alors, sommes-nous devant un (mauvais ?) remake de « Lamita 2 : Le retour de la dégonflée » ? C’est vraiment la vague impression que j’ai eue. Ou peut-être que je tombais tellement de sommeil que je ne l’ai pas vue infliger à la reine le bisou fielleux... Ah, le mystère semble complet. Et pourtant, j’aimerais bien, moi, être éclairé… Jean-Paul MOUBARAK
La reine est morte ! Vive la reine ! Désolé si l’expression paraît macabre, mais elle a été longtemps utilisée pour les rois de France. Ici, le contexte est différent... L’élection de Miss Liban est terminée. L’extase du dernier soir était au rendez-vous.
Les dernières mièvreries de Waël Kfoury expédiées, le présentateur se prépare, non sans une certaine délectation, à nous annoncer le nom de l’heureuse élue. Les dauphines, avec leurs roses rouges comme maigre cadeau de consolation, sont remballées au placard. Derrière, le souffle coupé et en noir, les ex-candidates au titre observent ce public odieux qui les a dédaignées. Gainées de noir... Signe de deuil ou simple signe de beauté (enfin, le peu qu’il leur est resté) ?
Gaby tient la main d’Annabelle, les mains tremblent, les cœurs se serrent et...