Damas évoque de nouveaux témoignages
réfutant le rapport Mehlis
le 13 décembre 2005 à 00h00
La réaction syrienne était somme toute attendue. Damas a rejeté hier le deuxième rapport Mehlis, mettant en doute sa crédibilité.
Un responsable syrien a ainsi indiqué, moins d’une heure après la publication du rapport, que son pays était en possession de témoignages réfutant le rapport de la commission d’enquête de l’ONU sur l’assassinat de l’ancien Premier ministre, Rafic Hariri, dont l’examen par le Conseil de sécurité est prévu pour cet après-midi.
« La Syrie est en possession de nouveaux témoignages qui n’ont pas été rendus publics et qui réfutent le rapport de Detlev Mehlis, celui-ci s’inscrivant dans le cadre des pressions exercées contre la Syrie et le Liban », a affirmé à l’AFP le directeur général de la télévision officielle, Fayez Sayegh.
« Ils s’agit d’autres témoignages que ceux de Houssam Taher Houssam et Zouheir Saddik », deux témoins syriens entendus au Liban par la commission. Houssam Houssam s’était ensuite rétracté dans des déclarations faites à Damas.
Selon M. Sayegh, le rapport « ne contient aucun indice ou preuve nécessitant l’arrestation de témoins syriens » interrogés à Vienne. Il n’a cependant pas précisé si une telle demande avait été formellement présentée à Damas.
« Les preuves et les indices (retenus par le procureur Mehlis) ont été réfutés par des témoignages comme celui de Houssam, de Saddik et d’autres qui n’ont pas encore été dévoilés », a dit M. Sayegh.
« Il s’agit d’un rapport politique qui s’inscrit dans le cadre des pressions exercées contre la Syrie et le Liban, et la Syrie va recourir à l’arbitrage de la communauté internationale et ses institutions judiciaires », a-t-il souligné.
Il a expliqué en substance que lorsqu’il y aura une preuve indéniable d’une implication de responsables syriens dans l’assassinat de Rafic Hariri, ceux-ci seront automatiquement jugés comme traîtres et sanctionnés, comme l’a affirmé le président syrien, Bachar el-Assad.
Auparavant, un responsable syrien qui a requis l’anonymat a indiqué à l’AFP que son pays examinait le nouveau rapport de l’ONU « sous tous ses aspects juridiques et politiques pour prendre les décisions qui s’imposent et qui servent les intérêts de la Syrie ».
Il a dit que son pays préférait attendre la réunion du Conseil de sécurité, aujourd’hui, avant de réagir en répétant la position de la Syrie selon laquelle rien ne justifie des « mesures » contre elle, « à moins d’une intention de politiser » le rapport, en allusion à d’éventuelles sanctions.
La réaction syrienne était somme toute attendue. Damas a rejeté hier le deuxième rapport Mehlis, mettant en doute sa crédibilité.
Un responsable syrien a ainsi indiqué, moins d’une heure après la publication du rapport, que son pays était en possession de témoignages réfutant le rapport de la commission d’enquête de l’ONU sur l’assassinat de l’ancien Premier ministre, Rafic Hariri, dont l’examen par le Conseil de sécurité est prévu pour cet après-midi.
« La Syrie est en possession de nouveaux témoignages qui n’ont pas été rendus publics et qui réfutent le rapport de Detlev Mehlis, celui-ci s’inscrivant dans le cadre des pressions exercées contre la Syrie et le Liban », a affirmé à l’AFP le directeur général de la télévision officielle, Fayez Sayegh.
« Ils s’agit d’autres témoignages...
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