L’or dépasse les 540 dollars l’once,
au plus haut depuis près de 25 ans
Le prix de l’or a dépassé 540 dollars hier, son meilleur niveau depuis janvier 1981, toujours soutenu par l’enthousiasme des investisseurs. Sur le marché spot, au comptant, l’once d’or a atteint 541 dollars sur le London Bullion Market, son meilleur niveau depuis janvier 1981. Début 1981, le cours de l’or avait frôlé les 600 dollars l’once. Le métal jaune a gagné près de 3 % par rapport au niveau auquel il avait terminé les échanges vendredi soir, autour de 525 dollars. Le prix de l’or a pris 17,4 % depuis début novembre.
Le gouverneur de la Banque d’Italie dans la ligne de mire de Bruxelles
La Commission européenne devrait sanctionner aujourd’hui par une procédure d’infraction les décisions du très contesté gouverneur de la Banque d’Italie, Antonio Fazio, pour entraver les tentatives d’implantation de deux groupes bancaires étrangers dans son pays. L’Exécutif bruxellois, sur proposition du commissaire au Marché intérieur Charlie McCreevy, devrait mettre en demeure l’Italie de remédier dans les deux mois aux mesures empêchant la libre circulation des capitaux, a précisé hier l’agence italienne Radiocor. La procédure vise l’Italie, mais c’est l’opacité des décisions de M. Fazio dans l’arbitrage de plusieurs batailles bancaires qui est dans la ligne de mire. La Banque centrale européenne (BCE) l’avait exempté début novembre de toute faute, mais avait souligné qu’il disposait dans ses décisions d’un « degré de discrétion qui peut être utilisé d’une manière qui n’est pas nécessairement conforme » aux principes de concurrence de l’Union européenne. Deux opérations sont visées : l’OPA lancée par BBVA sur BNL, contrée par l’assureur italien Unipol, et celle du groupe néerlandais ABN Amro sur Banca Antonveneta, en passe de réussir. Antonio Fazio est soupçonné par la justice italienne d’avoir favorisé secrètement, et en vain, la Banca Popolare Italiana (BPI) contre le groupe néerlandais au nom de la défense de « l’italianité » du système bancaire.
L’UE se donne 10 ans pour forger une industrie automobile hypercompétitive
Un groupe de travail associant Commission européenne, États membres et grands constructeurs automobiles a adopté hier une feuille de route fixant les orientations de la politique européenne pour que son industrie automobile demeure l’une des plus compétitives au monde. Le groupe, baptisé CARS 21, « s’est accordé sur un certain nombre de recommandations visant à rendre les automobiles plus propres et plus sûres ainsi qu’à simplifier le contexte juridique dans lequel les constructeurs automobiles européens exercent leurs activités », résume la Commission dans un communiqué. Cette feuille de route, qui sera suivie de lois concrètes, a pour objectif d’offrir aux constructeurs « un cadre réglementaire prévisible ». Entre autres recommandations, le groupe CARS 21 préconise de simplifier la réglementation existante, d’améliorer la sécurité routière, ainsi que l’accès au marché des pays tiers. En outre, en matière d’environnement, il recommande que la Commission soumette des propositions visant à réduire les émissions de substances polluantes par les véhicules légers et poids lourds.
Déficit de 21,1 milliards d’euros
des comptes courants
Le solde des échanges de l’Union européenne avec le reste du monde a été négatif de 21,1 milliards d’euros au troisième trimestre, équivalent au déficit de 21,2 milliards d’euros du trimestre précédent, selon les premières estimations publiées hier par Eurostat. Le déficit des comptes courants de l’UE s’est dégradé par rapport au troisième trimestre 2004, qui n’était que de 9,1 milliards d’euros, selon l’office européen de statistiques.
Le déficit du troisième trimestre représente 0,8 % du produit intérieur brut (PIB) des Vingt-Cinq, la même proportion qu’au deuxième trimestre, mais un doublement par rapport au troisième trimestre 2004, a précisé Eurostat. Le déficit des échanges courants de la zone euro s’élève à 5,1 milliards d’euros, en nette amélioration par rapport aux 13,3 milliards du trimestre précédent. Cependant, la zone euro avait enregistré un excédent de 11,9 milliards un an plus tôt.
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