De ses splendeurs héritées de l’Empire austro-hongrois au romantisme extravagant de ses murs, en passant par son architecture baroque, sa musique symphonique, ses pâtisseries et son avant-gardisme culturel, Vienne aura su garder à travers l’histoire cette touche particulière qui en fait la destination idéale pour une escapade en amoureux.
Et puis vint Rustom Ghazalé…
Le choc des cultures ! Le paléontologue de Anjar est descendu de l’avion, tirant sur une laisse au bout de laquelle ruaient quatre de ses pendentifs : Jameh Jameh, Abdel-Karim Abbas, Zafer Youssef et Samih Kachaami. Normal ! Rustom est le grand patron. Au Liban, déjà, il faisait tout. Eux faisaient le reste. C’est ce qu’on appelle une ascension fulgurante. D’ailleurs parlant d’ascenseur, ses copains l’ont surnommé « Otis ». Forcément, c’est plus facile à prononcer que Roux-Combaluzier.
D’emblée, Rustom n’a pas trouvé grande différence entre Vienne et Damas. Même si sa Sissi Impératrice à lui est du genre moustachu et gesticulatoire. Les loisirs, en revanche, sont quasi identiques : Bal des Empereurs, Bal des Pharmaciens, Bal des Blanchisseuses pour les Autrichiens ; et balles tout court pour les Syriens qui osent piper de travers.
Rustom et ses appendices sont quand même perplexes. L’interrogatoire était on ne peut plus informel : ni électrodes ni gégène, encore moins de fraise ou de tisonnier. Il y aurait eu quelques viennoiseries sur fond de valse, on se serait cru dans le célèbre café Sacher. Il n’empêche, les cinq sous-fifres du Baas ont gentiment expliqué aux enquêteurs leur concept de la « justice de proximité ». Une sorte de « Head & Breakfast » où le tarif est à la tête du client. Sauf que Rafic Hariri a été tué à l’insu de leur plein gré et que de toute façon s’ils mentent, c’est de bonne foi.
Depuis le départ du Club des Cinq, Vienne est orpheline. Mais pas si vite : la capitale autrichienne a toujours su faire place aux anticonformistes. Elle a bien connu Mozart, Freud, Klimt, Trotski, Stefan Zweig… Alors pourquoi pas Rustom Ghazalé, Jameh Jameh, Abdel-Karim Abbas, Zaher Youssef et Samih Kachaami ?
Gaby NASR
De ses splendeurs héritées de l’Empire austro-hongrois au romantisme extravagant de ses murs, en passant par son architecture baroque, sa musique symphonique, ses pâtisseries et son avant-gardisme culturel, Vienne aura su garder à travers l’histoire cette touche particulière qui en fait la destination idéale pour une escapade en amoureux.
Et puis vint Rustom Ghazalé…
Le choc des cultures ! Le paléontologue de Anjar est descendu de l’avion, tirant sur une laisse au bout de laquelle ruaient quatre de ses pendentifs : Jameh Jameh, Abdel-Karim Abbas, Zafer Youssef et Samih Kachaami. Normal ! Rustom est le grand patron. Au Liban, déjà, il faisait tout. Eux faisaient le reste. C’est ce qu’on appelle une ascension fulgurante. D’ailleurs parlant d’ascenseur, ses copains l’ont surnommé « Otis ». Forcément,...
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