Par Jihad YAZIGI
Pétro-Canada, la principale entreprise canadienne de pétrole, est dans la phase finale de ses discussions pour vendre les parts qu’elle possède dans Al Furat Petroleum Company (AFPC), l’un des principaux opérateurs pétroliers syriens.
Le contrat de vente, qui devrait être bouclé d’ici à la fin de l’année, est estimé à près d’un milliard de dollars, ce qui en fait l’un des plus grands actifs pétroliers mis actuellement en vente dans le monde.
AFPC est une entreprise détenue conjointement par l’entreprise publique Syrian Petroleum Company (SPC), Shell, qui en est l’opérateur, et Pétro-Canada, qui possède près de 18,7 % des parts de la société. La production de la société, qui atteint actuellement 180 000 barils par jour (b/j), est en chute libre. AFPC produisait encore 230 000 b/j en 2004 et prévoit de perdre encore 20 à 30 000 b/j de plus l’année prochaine. La direction de Pétro-Canada a d’ailleurs expliqué que la décision de retrait de Syrie a été motivée par le vieillissement des champs qu’AFPC développe. Selon son porte-parole, la société canadienne souhaite se concentrer sur des champs et des actifs qui ont un potentiel à plus long terme. La production pétrolière de la Syrie a chuté de manière vertigineuse ces dernières années, ce qui pose un problème essentiel dans un pays dont près de 40 % des recettes budgétaires et 65 % des exportations dérivent du pétrole. La production totale de la Syrie atteint aujourd’hui 425 000 b/j. Les champs que la SPC possède seule produisent environ 195 000 b/j, alors que Total, le deuxième grand major du pétrole présent en Syrie après Shell, produit 35 000 b/j.
La plupart des experts s’accordent à dire que l’avenir pétrolier de la Syrie est derrière elle et qu’il s’agit maintenant pour le pays de gérer le déclin de ses réserves. De nombreux appels d’offres ont été d’ailleurs lancés ces deux dernières années, ce qui a permis d’attirer nombre d’investisseurs qui explorent aujourd’hui le sous-sol du pays. Ces derniers sont cependant presque exclusivement des opérateurs de taille moyenne ou petite. La hausse des prix du pétrole depuis deux ans a évité aux finances publiques syriennes de subir les effets de la chute de la production pétrolière. Cependant, quand les importations se mettront à dépasser les exportations, ce qui selon la plupart des estimations devrait se produire entre 2010 et 2012, la question de la recherche de nouvelles sources de devises se posera avec acuité.
En coopération avec :The syria report
editor@syria-report.com
Par Jihad YAZIGI
Pétro-Canada, la principale entreprise canadienne de pétrole, est dans la phase finale de ses discussions pour vendre les parts qu’elle possède dans Al Furat Petroleum Company (AFPC), l’un des principaux opérateurs pétroliers syriens.
Le contrat de vente, qui devrait être bouclé d’ici à la fin de l’année, est estimé à près d’un milliard de dollars, ce qui en fait l’un des plus grands actifs pétroliers mis actuellement en vente dans le monde.
AFPC est une entreprise détenue conjointement par l’entreprise publique Syrian Petroleum Company (SPC), Shell, qui en est l’opérateur, et Pétro-Canada, qui possède près de 18,7 % des parts de la société. La production de la société, qui atteint actuellement 180 000 barils par jour (b/j), est en chute libre. AFPC produisait encore 230 000 b/j...
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