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Geagea et Harb répondent à Chareh

Samir Geagea s’est étonné hier des derniers propos en date du ministre syrien des Affaires étrangères, Farouk el-Chareh, qui avait critiqué « l’internationalisation » des problèmes libanais. « Qu’est-ce que cela veut dire ? Demander un tribunal international, c’est internationaliser ? » s’est demandé le chef des FL, réfutant toute idée de mise sous tutelle du Liban. Établissant un distinguo clair et net entre internationalisation et demande de création de tribunal international, il a donné comme exemple le cas du tribunal de La Haye chargé de statuer sur l’édification du mur par Israël en Cisjordanie. « La demande d’un tribunal international est le résultat naturel de l’enquête internationale demandée par le Liban », a-t-il dit, soulignant que les institutions libanaises, notamment judiciaires, sont aujourd’hui convalescentes et en cours de réhabilitation. Et toujours à l’adresse du ministre syrien qui avait estimé que certaines parties libanaises veulent induire un « changement négatif au Liban », Samir Geagea a eu ces mots simples : « Cela ne le regarde pas. Le Liban c’est le Liban, et c’est lui qui gère ses affaires, par le biais entre autres d’un Parlement élu, ce qui est particulièrement rare dans la région. » Quant au député du Batroun, Boutros Harb, qui a été reçu par Samir Geagea hier aux Cèdres, il a également réagi aux critiques de Farouk el-Chareh, lui rappelant notamment que c’est Damas qui a refusé que les « témoins » syriens que Detlev Mehlis voulait interroger aillent au Liban pour répondre aux questions du juge allemand. Que c’est donc Damas qui a voulu cette internationalisation. « Mais cette polémique est tout à fait stérile », a-t-il affirmé.
Samir Geagea s’est étonné hier des derniers propos en date du ministre syrien des Affaires étrangères, Farouk el-Chareh, qui avait critiqué « l’internationalisation » des problèmes libanais. « Qu’est-ce que cela veut dire ? Demander un tribunal international, c’est internationaliser ? » s’est demandé le chef des FL, réfutant toute idée de mise sous tutelle du Liban. Établissant un distinguo clair et net entre internationalisation et demande de création de tribunal international, il a donné comme exemple le cas du tribunal de La Haye chargé de statuer sur l’édification du mur par Israël en Cisjordanie. « La demande d’un tribunal international est le résultat naturel de l’enquête internationale demandée par le Liban », a-t-il dit, soulignant que les institutions libanaises, notamment judiciaires,...