Par l’équipe des marchés de FFA
Semaine extrêmement mouvementée pour le constructeur automobile General Motors dont le titre revient sur ses planchers – à moins de 21 dollars – de plus de vingt années à Wall Street. En fait, il faut même remonter jusqu’en 1982 pour retrouver un tel niveau de cours.
Les investisseurs sont donc de plus en plus nombreux à jouer un placement en faillite (chapitre 11) de GM sur le court terme.
Les coûts fixes (retraites et assurances santé) ne cessent d’augmenter et de peser du fait que le nombre de salariés diminue par rapport au nombre de retraités.
Chez General Motors, la proportion est d’un actif pour 2,5 retraités.
Ce poids est d’autant moins supportable que les trois grands constructeurs américains avaient signé en 1999 (en haut de cycle !) avec le syndicat des travailleurs de l’automobile (UAW) des accords très généreux d’assurance santé. Ces accords durent jusqu’en 2007…
L’obtention récente d’un accord avec l’UAW sur la cruciale question des coûts de santé ne fournit qu’une bouée de sauvetage à l’heure actuelle. L’annonce d’un nouveau plan discount sur les véhicules ne peut que peser plus encore sur la rentabilité des activités nord-américaines. Le groupe, massivement endetté, doit faire vite pour compresser sa structure de coûts. Le maintien du dividende, le plus élevé du Dow Jones à plus de 8 % de rendement, paraît bien utopique désormais et ne parvient d’ailleurs plus à soutenir les cours. Les bruits grandissants de risque de faillite peuvent, en réalité, aider à négocier soit une intervention du gouvernement, soit de nouveaux accords avec le syndicat pour limiter les coûts de santé et de retraites. En tout état de cause, la direction a adressé jeudi une lettre aux salariés démentant toute intention de se mettre sous la protection de la loi sur la faillite, arguant d’un trésor de guerre de 19 milliards de dollars en liquide pour faire face aux échéances financières.
* Cette analyse est donnée à titre indicatif. Elle ne saurait engager la responsabilité de L’Orient-Le Jour.
Semaine extrêmement mouvementée pour le constructeur automobile General Motors dont le titre revient sur ses planchers – à moins de 21 dollars – de plus de vingt années à Wall Street. En fait, il faut même remonter jusqu’en 1982 pour retrouver un tel niveau de cours.
Les investisseurs sont donc de plus en plus nombreux à jouer un placement en faillite (chapitre 11) de GM sur le court terme.
Les coûts fixes (retraites et assurances santé) ne cessent d’augmenter et de peser du fait que le nombre de salariés diminue par rapport au nombre de retraités.
Chez General Motors, la proportion est d’un actif pour 2,5 retraités.
Ce poids est d’autant moins supportable que les trois grands constructeurs américains avaient signé en 1999 (en haut de cycle !) avec le syndicat des...
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