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Actualités - Analyse

Changes et Bourses Cinquième baisse consécutive de l’euro face au dollar

L’euro a aligné hier une cinquième journée de baisse face au billet vert sur les marchés des changes internationaux, continuant ainsi d’évoluer sur ses plus bas niveaux depuis novembre 2003. Si les émeutes dans les banlieues françaises et la crainte de leur propagation en Europe constituent depuis quelques jours un facteur aggravant la défiance des opérateurs pour la monnaie européenne, la question du différentiel de taux d’intérêt de part et d’autre de l’Atlantique demeure centrale quant à l’évolution de la parité de change euro/dollar. Les anticipations de poursuite du relèvement du taux des Fed Funds aux États-Unis à plus de 4 % actuellement continuent en effet d’alimenter le courant acheteur sur le dollar. Alors que la Banque centrale européenne (BCE) a récemment maintenu son principal taux directeur inchangé à 2 %, il semble que rien, ni dans les discours ni dans les statistiques, ne milite pour le moment contre un abandon de ce statu quo monétaire. En outre, les soutiens traditionnels de l’euro, comme les Banques centrales, ont brillé par leur absence. Ces dernières sont généralement acheteuses d’euros à bon prix dans le cadre de la diversification de leurs réserves de change. Mais elles semblaient absentes depuis jeudi dernier, la situation de violences en France et les incertitudes politiques en Allemagne, inquiétantes pour les investisseurs, n’étant pas de nature à les inciter à revenir sur le marché. Par ailleurs, les nouvelles selon lesquelles la BCE pourrait sanctionner les gouvernements de la zone euro en déficits excessifs, en refusant d’accepter leurs emprunts d’État comme garantie dans le cadre de ses opérations de refinancement, étaient aussi de nature à affaiblir l’euro. Ces informations, rapportées hier par le Financial Times, ont été négatives pour la monnaie unique, car elles minent son image comme devise de réserve. Cela d’autant que le président de la BCE, Jean-Claude Trichet, tenait à préciser à ce sujet que son organisme n’accepte déjà que les emprunts notés au moins dans la catégorie A par les agences internationales de notation comme garantie pour ses opérations de refinancement. Compte tenu de toutes ces considérations, il n’était guère surprenant de voir l’euro rester sous pression, s’échangeant finalement à New York à 1,1770 $, après avoir touché 1,1723 $ dans la matinée, contre 1,1780 $ la veille, en nouvelle baisse de 0,08 %. Solidere a frôlé le seuil de 14 $ La Bourse de New York était en hausse hier, soutenue par le repli des prix pétroliers après l’annonce d’une hausse des stocks américains de brut. Bien que le marché se soit montré attentiste avant la publication aujourd’hui de la balance commerciale en septembre et le budget fédéral en octobre, les opérateurs ont estimé devoir procéder à une chasse aux bonnes affaires au lendemain du repli de la cote la veille. Pourtant, les Bourses européennes ont continué de battre en retraite sous la conduite des fabricants automobiles et des télécoms. Une étude de la banque UBS, évoquant le risque de surcapacités de production dans l’automobile européenne d’ici à 2008, a pesé sur ce secteur. L’abaissement des prévisions annuelles de Deutsche Telekom pour les perspectives de sa branche de téléphonie mobile a également tempéré les ardeurs du secteur européen des télécoms. À la Bourse de Beyrouth, les actions A et B de Solidere ont rebondi de 13,77 $ et de 13,71 $ respectivement à 13,97 $ dans un marché relativement actif. Élie KAHWAGI
L’euro a aligné hier une cinquième journée de baisse face au billet vert sur les marchés des changes internationaux, continuant ainsi d’évoluer sur ses plus bas niveaux depuis novembre 2003. Si les émeutes dans les banlieues françaises et la crainte de leur propagation en Europe constituent depuis quelques jours un facteur aggravant la défiance des opérateurs pour la monnaie européenne, la question du différentiel de taux d’intérêt de part et d’autre de l’Atlantique demeure centrale quant à l’évolution de la parité de change euro/dollar. Les anticipations de poursuite du relèvement du taux des Fed Funds aux États-Unis à plus de 4 % actuellement continuent en effet d’alimenter le courant acheteur sur le dollar. Alors que la Banque centrale européenne (BCE) a récemment maintenu son principal taux...