Cela fait un peu plus d’un an que l’on entend parler que de lui, qu’on n’entend que lui. Pas une jeune fille (et même les moins jeunes) n’a pas fredonné le refrain de Femme like U l’année dernière. Mais si, vous savez : « Donne-moi ton cœur Baby, ton corps Baby, donne-moi ton bon vieux funk, ton rock Baby, ta soul Baby… », cette chanson en franglais où le chanteur veut « une femme like you »…
ce chanteur à l’incroyable succès en Europe, qui s’est vu décerné en 2004 le NRJ Award de la chanson francophone de l’année (c’est bien ça, cherchez l’erreur), qui a vendu des millions de copies de son premier album et qui vient en à peine un an de nous pondre le deuxième, eh bien, ce jeune K-Maro est libanais ! Vous devez probablement le savoir, les adolescentes libanaises en sont tellement fières. Imaginez un chanteur R&B de 24 ans, devant qui toutes les filles se pâment et qui de surcroît serait libanais. Il n’en fallait pas plus pour rendre les Libanaises hystériques, tous âges confondus … enfin, en boîte quoi. Bon, c’est qui ce K-maro ? Cyril Kamar pour l’état civil (avec qui chaque Libanais trouve un lien de parenté ou connaît quelqu’un qui…), est né au Liban le 31 janvier 1980. Il vit ici quelque temps jusqu’à ce que sa famille s’expatrie, d’abord en France, puis au Québec. On est en 1995. K-Maro, fan de musique, monte son premier groupe : Les Messagers du son (LMDS). Le groupe enregistre deux albums qui remportent un certain succès au Québec, est élu Révélation de la scène des Francopholies de Montréal en 1998 et reçoit le prix du meilleur album hip-hop en 2000. C’est « La belle histoire » (reprise du titre de Michel Fugain) qui les fait connaître. Le groupe récolte quelques prix au Québec. Cela durera deux ans. À 22 ans, après plus de 200 spectacles, K-Maro décide de fonder sa propre compagnie de production, K-Pone. Sa carrière de producteur commence en juin 2002 et il sort un premier album solo. Pourquoi ça marche ? Parce qu’au Québec (et ailleurs, semble-t-il) on aime ce francophone qui possède l’american vibe. Chez lui, on va même jusqu’à le comparer à Ja Rule. K-Maro assurera d’ailleurs la première partie de celui-ci devant plus de
20 000 personnes à Montréal, toujours en 2002. K-Maro monte seul sur scène et vend quand même 10 000 billets. Mais c’est l’année 2004 qui sera décisive pour lui. Il sort son deuxième album La good life et on commence à entendre parler de lui en France, en Belgique, en Allemagne et bien sûr au Liban, grâce au premier extrait : Femme like U. Au même moment, il lance sa marque de vêtements, Balbec, et ouvre un resto à Miami qui marche plutôt bien. Depuis, K-Maro baigne dans le succès, passe de plateau télé en plateau télé et carbure aux premières places des hits. Et même si les paroles sont plutôt pauvres, que le franglais, au bout de 2-3 chansons, c’est l’overdose et même si le look de K-Maro est à la limite de la caricature, on l’aime bien, il est gentil et les jeunettes l’adorent (la FM française aussi). Alors pourquoi pas ? Finalement, on n’est pas obligé d’écouter. « Guess who’s back ? ».
PAR MÉDÉA AZOURI HABIB
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Cela fait un peu plus d’un an que l’on entend parler que de lui, qu’on n’entend que lui. Pas une jeune fille (et même les moins jeunes) n’a pas fredonné le refrain de Femme like U l’année dernière. Mais si, vous savez : « Donne-moi ton cœur Baby, ton corps Baby, donne-moi ton bon vieux funk, ton rock Baby, ta soul Baby… », cette chanson en franglais où le chanteur veut « une femme like you »…
ce chanteur à l’incroyable succès en Europe, qui s’est vu décerné en 2004 le NRJ Award de la chanson francophone de l’année (c’est bien ça, cherchez l’erreur), qui a vendu des millions de copies de son premier album et qui vient en à peine un an de nous pondre le deuxième, eh bien, ce jeune K-Maro est libanais ! Vous devez probablement le savoir, les adolescentes libanaises en sont tellement fières....