Rechercher
Rechercher

Actualités - Opinion

Changes et Bourses L’euro dans des marges étroites après la Fed

L’euro a évolué dans des marges étroites autour de 1,20 $ sur les marchés des changes internationaux avant et après la décision de la Réserve fédérale américaine (Fed) de relever son principal taux directeur de 3,75 % à 4 % à l’issue de la réunion de son comité de politique monétaire tard dans la soirée d’hier. Les opérateurs, qui avaient largement anticipé cette mesure la veille, se sont donc abstenus de prendre de nouvelles initiatives vis-à-vis du dollar en attendant le communiqué qui devait l’accompagner car il les intéresse davantage que la hausse des taux en elle-même, surtout qu’ils veulent savoir si la Fed va poursuivre ou non, et selon quelles modalités, sa stratégie de resserrement monétaire en 2006. Cela étant, ils se sont tournés vers les indicateurs économiques publiés hier aux États-Unis et dans la zone euro pour rééquilibrer leurs positions de changes avant la décision de la Fed. À cet égard, ils ont été sensibilisés par la hausse de l’indice (PMI) mesurant l’activité industrielle dans la zone euro de 51,7 points en septembre à 52,7 points en octobre, surtout après qu’ils eurent appris ensuite que ce même indice (ISM), calculé par les directeurs d’achats des entreprises industrielles aux Etats-Unis, a légèrement reculé de 59,4 points à 59,1 points pendant la même période. Ce développement a donc incité les investisseurs à racheter légèrement l’euro au-dessus du seuil de 1,20 $ jusqu’à la décision de la Fed sur les taux américains. Et bien que le comité de politique monétaire n’ait pas changé de façon significative son communiqué accompagnant le relèvement du principal taux directeur de la Fed à 4 % (voir par ailleurs), ils ont remarqué que la mention sur le rythme mesuré du relèvement des taux a été vaguement maintenue, en soulignant que la politique accommodante pourra être abandonnée. Cette dernière remarque a laissé croire que ce comité semble être plus rassuré sur le front de l’inflation, estimant qu’elle est devenue bien contenue à long terme. Cela étant, le dollar est resté coincé dans des marges étroites après cette décision, permettant à l’euro de se négocier finalement à New York non loin de ses derniers niveaux de la veille, soit à 1,2015 $ contre 1,1990 $ (+0,20 %). Les Bourses sur la défensive La Bourse américaine était en légère baisse hier, les investisseurs restant sur la défensive après la décision de la Fed sur les taux d’intérêt et alors que l’avertissement lancé par Dell sur ses résultats continuait de peser sur les valeurs technologiques. La publication d’un indice ISM meilleur qu’attendu n’a guère soutenu la cote ainsi que la hausse de 0,4 % des ventes des chaînes de magasins aux États-Unis la semaine dernière. L’annonce par Colgate-Palmolive et Procter & Gamble de résultats conformes aux attentes a été neutralisée par la baisse des ventes de voitures neuves en octobre aux États-Unis de Ford (-26 %), General Motors (- 23 %) et Chrysler (-3 %). Les Bourses européennes ont digéré hier les gains enregistrés la veille sur des marchés très calmes pour cause du chômage de la Toussaint. Quelques ventes bénéficiaires ont légèrement pesé sur la cote ainsi qu’un rapport de Citigroup évoquant les inquiétudes sur la stratégie des chaînes de magasins de détail dans la zone euro. À la Bourse de Beyrouth, l’annonce d’une hausse des bénéfices de Solidere à 28,05 millions de dollars au 1er semestre 2005 contre 12,52 millions de dollars pour la période correspondante de 2004 a soutenu les titres de cette société. Les actions A ont progressé de 13,38 $ à 13,55 $ et les actions B de 13,26 $ à 13,48 $. Élie KAHWAGI
L’euro a évolué dans des marges étroites autour de 1,20 $ sur les marchés des changes internationaux avant et après la décision de la Réserve fédérale américaine (Fed) de relever son principal taux directeur de 3,75 % à 4 % à l’issue de la réunion de son comité de politique monétaire tard dans la soirée d’hier. Les opérateurs, qui avaient largement anticipé cette mesure la veille, se sont donc abstenus de prendre de nouvelles initiatives vis-à-vis du dollar en attendant le communiqué qui devait l’accompagner car il les intéresse davantage que la hausse des taux en elle-même, surtout qu’ils veulent savoir si la Fed va poursuivre ou non, et selon quelles modalités, sa stratégie de resserrement monétaire en 2006. Cela étant, ils se sont tournés vers les indicateurs économiques publiés hier aux...