Très étranges partisans
Ils ont appuyé tous les gouvernements formés par l’occupant, collaboré étroitement avec ce dernier, et n’arrivent pas à comprendre que cette ère est complètement révolue. Ils critiquent le gouvernement Siniora parce qu’il a voulu définir la frontière libano-syrienne et ouvrir le dossier des armes palestiniennes ; ces deux sujets étant presque les seuls à être applaudis par les loyalistes et les opposants. Ils n’arrivent pas, aux dires du chef du parti, à comprendre le timing de ces deux sujets.
N’ont-ils pas vu que la présence des armes palestiniennes en dehors des camps a valu la mort à un topographe de l’armée ? Ou espèrent-ils un nouveau chaos sécuritaire, puis politique, comme ceux des années 75, pour changer le nouveau statu quo établi suite aux dernières législatives ?
N’ont-ils pas lu, par hasard, le fameux rapport Mehlis (qui accuse clairement les Syriens ainsi que des groupuscules palestiniens) et dont on voudrait bien qu’ils s’expriment à son égard.
Ne sont-ils pas intéressés par les intérêts du Liban ? Ou bien ne sont-ils obsédés que par ceux de la Grande Syrie, et en son absence, de la petite Syrie des Assad ?
Jour et nuit, ils applaudissent et défendent les assassins de Rafic Hariri, comme ils ont applaudi, il y a quelques semaines, ceux de Béchir Gemayel.
Reste à leur rappeler que l’accord de Taëf qu’ils pleurent aujourd’hui, alors qu’ils ont œuvré pour sa non-application pendant quinze ans, consiste à désarmer les Palestiniens, tous les Palestiniens, qu’ils soient dans ou hors les camps.
Une lecture de cet accord leur serait extrêmement utile.
Camille MOURANI
La sauce extrémiste manquée de l’attentat
L’islamiste Abou Adass, des pèlerins australiens, un haut responsable des Ahbache, des éléments du FPLP-Commandement général et enfin un extrémiste kamikaze irakien… Cela fait une bonne sauce pour un plat raté, au goût amer.
Une bonne leçon à tirer de cette bouillabaisse de hors-la-loi qu’on a gardés comme autant de bombes à retardement.
Heureusement que l’Iran n’est pas impliqué dans cette cuisine diabolique.
L’avènement d’un nouvel État devrait effacer les effets néfastes de ces mauvais ingrédients.
S. CHALHOUB
Qui va trinquer ?
Une fois de plus, George W. Bush se prend pour le gendarme du monde.
Qui donc l’a mandaté pour cela ? On se le demande bien.
D’une part, est-on sûr que la Syrie n’est pas capable de faire le ménage elle-même ?
D’autre part, ne nous mettons pas le doigt dans l’œil : nous sommes toujours en présence d’un conflit qui nous dépasse et dont nous restons les dindons. Pétrole-armement-dollars (américain) contre Pétrole-armement-dollars (arabe), c’est kif-kif. On en a rien à cirer.
Qui c’est qui va trinquer comme d’habitude ?
François SALLOUM
La Légion d’honneur à Me Zoghbi
Nous apprenons avec plaisir, grâce à L’Orient-Le Jour, que l’ambassadeur de France, M. Bernard Emié, a remis à Me Pharès Zoghbi les insignes de chevalier de la Légion d’honneur.
À cette occasion, nous souhaitons adresser à Me Zoghbi nos plus vives et cordiales félicitations.
Dr Raymond MELKI
Toulouse, France
Starmania 2005
Starmania, 1978, Michel Berger pensait-il à notre automne 2005 ?
« J’ai passé ma vie
À ne rien faire que ce qu’on m’a dit,
J’ai passé ma vie
À étouffer mes rêves, mes envies…
Ah oui... »
Émile Lahoud, quant à lui, a étouffé les rêves et envies de toute une génération, de tout un peuple... Sept ans de règne, un gâchis, une malédiction digne d’un rêve de pharaon. Sept ans de famine mentale et morale, sept ans d’abondance de désespoir...
C’est assez…
« J’ai raté ma vie, je ne veux pas rater ma sortie », criait Baby Doll. Et s’il ne la ratait pas, lui non plus ?
Rabih NASSAR
Londres
Le précédent Geagea
Demander au président de la République de démissionner avant la fin d’un procès et le jugement l’inculpant directement ou indirectement serait contraire au principe élémentaire en droit qui veut que toute personne est innocente jusqu’à preuve du contraire.
De plus, a-t-on oublié la conférence de presse tenue en 1994 par le ministre de l’Information Michel Samaha à la suite de l’arrestation de Samir Geagea, et dans laquelle il déclarait qu’il convenait tout d’abord de s’assurer de la culpabilité du chef des Forces libanaises ?
Marc-Antoine CHAOUI
Le fléau des pigeons
En matière de grippe aviaire, que faire des milliers de pigeons qui infectent depuis quelques années la ville de Beyrouth ? Terrasses, balcons, jardins, pins, rues, places, trottoirs, etc. sont envahis par ces oiseaux. Que faire si l’un d’entre eux venait à mourir sur notre terrasse ? Ce phénomène, à mon avis, mérite une explication des autorités compétentes.
Mona KARAM
Notre pays a besoin de nous
Comme la symphonie a besoin de chaque note,
Comme le livre a besoin de chaque mot,
Comme la maison a besoin de chaque pierre,
Comme l’océan a besoin de chaque goutte d’eau,
Comme la moisson a besoin de chaque grain de blé...
Le Liban a besoin de nous tous et de chacun de ses citoyens.
Œuvrons tous pour son salut,
Mettons nos intérêts personnels de côté,
Soyons tous attentifs et à l’écoute,
Soulevons chaque pierre ensemble,
Une à une...
On finira par y arriver,
On finira par le construire... et le maintenir sur pied.
Unissons nos efforts à nouveau,
Comme à l’urgence du 14 mars !
Nicole ABDUL-MASSIH
NDLR
Dans le nombreux courrier que nous recevons quotidiennement, certaines lettres comportent des passages qui seraient difficilement publiables. Pour cette raison, et aussi afin de faire paraître le plus grand nombre possible de lettres, le journal se réserve le droit de n’en reproduire que les parties les plus significatives et d’en rectifier certains termes désobligeants.
En outre, chaque missive doit comporter la signature (nom et prénom) de son auteur. Les lecteurs, nous en sommes certains, le comprendront, ce dont nous les remercions par avance.
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