Invités par l’ENA-Liban pour partager leurs expériences avec les experts et responsables libanais en matière de réforme administrative, les premiers conseillers aux ambassades des États-Unis, de Grande-Bretagne et de France, respectivement MM. Christopher Murray, Christopher Poole et Joseph Silva, sont intervenus tour à tour pour tenter de donner des réponses à la problématique de la réforme administrative. C’est le président de l’ENA, Élie Assaf, qui donnera le ton : « Peut-on le réformer ? » s’interroge-t-il, en soulignant que « l’effort de redéfinition est devenu indispensable pour savoir ce que l’on attend exactement de la production publique ».
À tour de rôle, les diplomates américain, français et britannique ont exposé les principes fondateurs d’une administration moderne basée sur l’éthique, la transparence et l’efficacité. Si l’Administration US a tablé sur les notions de « gestion par objectifs » et de contrôle a posteriori, elle s’est également fondée depuis 1978 sur la loi dite de l’«éthique dans les décisions gouvernementales » (Ethics in Gouvernemental Acts), un texte qui prévoit clairement la séparation entre l’intérêt public et les intérêts privés du responsable politique en exercice. Une règle similaire existe en France et en Grande-Bretagne empêchant ainsi que le responsable ne puisse exploiter son poste public à des fins privées. Pour M. Silva, réformer c’est « savoir remettre en question ses modes d’action, savoir évoluer, s’adapter aux changements sociaux et économiques, aux nouvelles technologies, aux besoins des citoyens-usagers, et aux exigences auxquelles l’État et le citoyen doivent se soumettre en permanence pour rester performants et relégitimer leur propre existence aux yeux des citoyens », dit-il. M. Poole rappellera que la Grande-Bretagne a mis du temps avant de parvenir à instaurer le système de méritocratie, insistant au passage sur l’importance de la politique de motivation des fonctionnaires.
Invités par l’ENA-Liban pour partager leurs expériences avec les experts et responsables libanais en matière de réforme administrative, les premiers conseillers aux ambassades des États-Unis, de Grande-Bretagne et de France, respectivement MM. Christopher Murray, Christopher Poole et Joseph Silva, sont intervenus tour à tour pour tenter de donner des réponses à la problématique de la réforme administrative. C’est le président de l’ENA, Élie Assaf, qui donnera le ton : « Peut-on le réformer ? » s’interroge-t-il, en soulignant que « l’effort de redéfinition est devenu indispensable pour savoir ce que l’on attend exactement de la production publique ».
À tour de rôle, les diplomates américain, français et britannique ont exposé les principes fondateurs d’une administration moderne basée sur...
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