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Actualités - Chronologie

Initiative parlementaire française en direction de Beyrouth et Damas

Paris, d’Élie MASBOUNGI Quelques heures avant l’audience accordée hier après-midi par Jacques Chirac à Saad Hariri, des députés relevant de divers courants politiques français, mais unis par le même désir de venir en aide au Liban, ont tenu au Palais Bourbon une réunion au cours de laquelle ils ont fait le point sur la situation libanaise à la lumière du rapport Mehlis et de ses répercussions, tant sur la scène politique locale qu’au niveau des relations libano-syriennes. Des parlementaires présents à cette réunion ont indiqué qu’il s’agit d’une initiative « en cohérence avec l’action diplomatique française » et qu’une note à ce sujet a été adressée au président de l’Assemblée nationale, Jean-Louis Debré. Cette note comprend un aperçu de la situation actuelle au Liban et en Syrie et évoque le « devoir d’assistance » des députés français au Liban. Ceux-ci conseillent donc aux Libanais de laisser la justice suivre son cours ; de se concerter sur l’opportunité d’écourter le mandat du président Émile Lahoud (en fonction du seul intérêt national immédiat), avant d’en décider unilatéralement, et d’aider à instaurer un climat de dialogue entre les diverses parties au Liban et à l’extérieur du pays, pour aboutir à une feuille de route commune en vue de l’application des résolutions 1559 et 1595 de l’ONU. Cela comprend, ont-ils souligné, le désarmement des milices et organisations armées libanaises et palestiniennes, hors des camps palestiniens et sur l’ensemble du territoire. Les députés français ont également conseillé aux Libanais de s’entendre sur les priorités (endettement, lutte contre la corruption, réformes en général, nouvelle loi électorale, etc.). En ce qui concerne les Syriens, les parlementaires réunis au Palais Bourbon ont estimé qu’« il apparaît souhaitable de presser les autorités de Damas à collaborer avec les enquêteurs afin d’aboutir à la vérité sur l’assassinat de Rafic Hariri, et à avancer ensuite sur les moyens de régler tous les différends entre les deux pays : tracé des frontières, reconnaissance de la souveraineté du Liban, instauration de relations diplomatiques, etc. ». On croit savoir que cette réunion sera suivie par d’autres concertations parlementaires ; tout cela pourrait aboutir à la publication d’un document et sa diffusion auprès de responsables libanais et syriens dans le but de calmer le jeu. Ce document – en fait un recueil de conseils amicaux – pourrait être remis à ces responsables lors d’une prochaine visite qu’effectueraient des parlementaires français à Beyrouth et à Damas. Les députés réunis hier étaient au nombre de cinq : François Loncle, Jérôme Lambert, Guy Langagnes et Gérard Bapt (PS), ainsi que Christian Philippe (UMP). Le président du groupe d’amitié France-Liban, Gérard Léonard (UMP), s’est excusé à la dernière minute en raison d’un important engagement.
Paris, d’Élie MASBOUNGI

Quelques heures avant l’audience accordée hier après-midi par Jacques Chirac à Saad Hariri, des députés relevant de divers courants politiques français, mais unis par le même désir de venir en aide au Liban, ont tenu au Palais Bourbon une réunion au cours de laquelle ils ont fait le point sur la situation libanaise à la lumière du rapport Mehlis et de ses répercussions, tant sur la scène politique locale qu’au niveau des relations libano-syriennes.
Des parlementaires présents à cette réunion ont indiqué qu’il s’agit d’une initiative « en cohérence avec l’action diplomatique française » et qu’une note à ce sujet a été adressée au président de l’Assemblée nationale, Jean-Louis Debré.
Cette note comprend un aperçu de la situation actuelle au Liban et en Syrie et...