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Actualités - Analyse

Changes et Bourses Rechute de l’euro

Après une période de répit, l’euro a de nouveau renoué avec la baisse hier sur les marchés des changes internationaux face à un dollar soutenu toujours par les perspectives de hausses des taux d’intérêt aux États-Unis, contrairement à lui. En l’absence de nouvelles statistiques économiques aux États-Unis, les opérateurs se sont tournés vers des déclarations privilégiant le billet vert sur la monnaie unique sous le rapport de la rentabilité. D’un côté, ils ont fait état des propos tenus par le président de la banque de Réserve d’Atlanta, Jack Guynn, affirmant que la Fed devrait continuer à relever ses taux à un rythme progressif, alors que la croissance économique américaine devrait continuer dans les prochains mois à afficher un rythme « respectable ». Et d’ajouter que ces hausses des taux progressives ont été de loin préférables à des pauses qui auraient pu obliger par la suite la Fed à ajuster ses taux « de manière drastique et douloureuse ». Et d’un autre côté, ils ont évoqué une autre déclaration faite par le ministre de l’Économie et du Travail allemand, Wolfgang Clement, pour se débarrasser de l’euro. Celui-ci a indiqué que « le risque d’inflation en zone euro est principalement de nature temporaire », incitant ceux qui ont en charge la politique monétaire de garder un œil sur la croissance dans cette région. Dans ce contexte, les investisseurs ont été sensibilisés aussi par l’annonce de l’Insee que la consommation des ménages français en produits manufacturés a baissé de 0,6 % en septembre contre une hausse de 1,5 % en août pour racheter le dollar contre l’euro. Cela d’autant qu’ils venaient d’apprendre que les ventes de détail en Italie ont augmenté de 0,6 % seulement en août sur juillet mais ont baissé de 0,4 % par rapport à la même période de 2004. En effet, l’euro devait souffrir de ces déclarations et de ces statistiques, se négociant finalement à New York sur une note faible à 1,1953 $ contre 1,2015 $ la veille, en baisse de 0,52 %. Le spectre de l’inflation désoriente les Bourses Les indices de la Bourse américaine ont évolué hier dans des directions opposées. Les résultats de Caterpillar ont plombé le Dow Jones alors que le Nasdaq a été porté par les performances de Google. Parmi les autres entreprises qui ont publié leurs résultats, Xerox a vu ses bénéfices reculer contrairement à ATT qui a enregistré des bénéfices en nette hausse. Mais l’état général du marché est resté précaire, les investisseurs craignant toujours le relèvement des taux d’intérêt depuis la dernière réunion de la Fed le 20 septembre. Le répit a été de courte durée aux Bourses européennes, les investisseurs restant inquiets des risques inflationnistes. Les prises de bénéfices l’ont donc emporté hier sous l’impulsion d’une inflation qui cristallise toutes les inquiétudes. Cela d’autant que le gouvernement allemand a revu en baisse la croissance économique dans son pays de 1,6 % à 1,2 % en 2006, alors que la consommation des ménages français connaissait un net repli en septembre. À la Bourse de Beyrouth, les ventes bénéficiaires ont continué à peser sur Solidere dont les actions A et B ont reculé de 13,33 $ à 13,23 $ et de 13,46 $ à 13 $ respectivement. Élie KAHWAGI


Après une période de répit, l’euro a de nouveau renoué avec la baisse hier sur les marchés des changes internationaux face à un dollar soutenu toujours par les perspectives de hausses des taux d’intérêt aux États-Unis, contrairement à lui. En l’absence de nouvelles statistiques économiques aux États-Unis, les opérateurs se sont tournés vers des déclarations privilégiant le billet vert sur la monnaie unique sous le rapport de la rentabilité. D’un côté, ils ont fait état des propos tenus par le président de la banque de Réserve d’Atlanta, Jack Guynn, affirmant que la Fed devrait continuer à relever ses taux à un rythme progressif, alors que la croissance économique américaine devrait continuer dans les prochains mois à afficher un rythme « respectable ». Et d’ajouter que ces hausses des taux...