Rechercher
Rechercher

Actualités - Chronologie

Henry surpasse le légendaire Ian Wright

L’instant était attendu depuis maintenant longtemps, mais Thierry Henry a étonné une énième fois en choisissant le Sparta Prague, en Ligue des champions de football mardi, pour effacer Ian Wright du livre des records d’Arsenal avec son 186e but, soit un de plus que l’attaquant mythique. La joie était intense, profonde. Habitué aux célébrations discrètes, Henry n’a pu retenir des gestes plus démonstratifs. Rappelé plus tôt que prévu après une pubalgie aiguë, il a non seulement donné la victoire aux Gunners (2-0) mais donc surpassé Wright. Deux buts ont suffi, dont le premier réussi avec la facilité déconcertante qui le caractérise si bien : un extérieur du pied droit fabuleux, alors qu’il n’avait plus rejoué depuis le 7 septembre et le match de la France en Éire (1-0) pour les qualifications au Mondial 2006. « Je suis aux anges avec ce record, a déclaré le Français. Wright était un super joueur et il sera toujours une légende au club, alors battre son record est extraordinaire. Je voulais le faire (battre le record) à Highbury mais quand vous marquez, vous marquez. » Ian Wright reste une idole à Highbury. Entre 1991 et 1998, ce pur avant-centre, au caractère volontiers irascible mais doté et d’un sens du but inné, a marqué 185 buts en 288 matchs pour les Gunners (0,64 buts/matches). « Dans l’histoire » Moins fantasque, Henry l’a rejoint dans le cœur des supporteurs londoniens. Highbury gronde de la même joie sourde à chacun de ses buts. Arrivé en 1999 de la Juventus Turin, le Français en est donc à 186 buts inscrits en 302 matches (0,61 par matches). « Non, quand il est arrivé, je ne pensais pas qu’il pourrait battre ce record, je ne pensais pas que ce record pourrait être battu, a reconnu Arsène Wenger. Il l’a battu en peu de temps et en plus il n’est pas un buteur type. C’est un joueur qui peut tout faire, pas un gars qui se cache dans la surface. » « C’est incroyable qu’un gars qui ne soit pas uniquement intéressé par mettre des buts puisse en marquer autant, a ajouté le manageur d’Arsenal. Il n’aura pas seulement une place dans l’histoire d’Arsenal, il aura une place dans l’histoire du football. Il a seulement 28 ans, il a encore beaucoup de temps devant lui. » Comme Wright, Henry a marqué pour la première fois avec Arsenal à Southampton. Il avait dû attendre huit matches pour cela, sa plus longue série sans marquer pour le club. « Il bataillait un peu au début, et il ne semblait pas parti pour marquer énormément », se rappelle Lee Dixon. « Il le mérite » « Mais le manageur avait une confiance incroyable en Thierry et voyait des choses en lui que personne – peut-être pas même Thierry lui-même – ne voyait », raconte l’ancien Gunner, qui a côtoyé Henry et Wright, lequel avait quitté le club à 35 ans en 1998. « Ça ne pouvait pas arriver à un type plus sympa, a estimé Wright. C’est le football symbolisé. Il le mérite, c’est un joueur fantastique. Il a tout gagné, sauf la Ligue des champions, et je prie pour que ça lui arrive. » Car au fil du temps, le Français est devenu essentiel, puis indispensable à Arsenal. Le club anglais n’a perdu que sept matches dans lesquels il ait marqué. Lors de chacune des quatre dernières saisons, son nombre de buts équivaut à plus du quart du total du club, avec une pointe à 39 % pour la saison 2003-2004 (34 buts pour lui seul). Henry ne serait pas aussi décisif dans les grands matches, veut la rumeur. Les chiffres apportent un démenti. Son ratio de buts contre Chelsea (0,73), Manchester United (0,64) et Liverpool (0,55) se situe nettement dans sa moyenne. Les Gunners espèrent qu’il en soit encore longtemps ainsi, alors que le Français arrive en fin de contrat en juin 2007.
L’instant était attendu depuis maintenant longtemps, mais Thierry Henry a étonné une énième fois en choisissant le Sparta Prague, en Ligue des champions de football mardi, pour effacer Ian Wright du livre des records d’Arsenal avec son 186e but, soit un de plus que l’attaquant mythique.
La joie était intense, profonde. Habitué aux célébrations discrètes, Henry n’a pu retenir des gestes plus démonstratifs. Rappelé plus tôt que prévu après une pubalgie aiguë, il a non seulement donné la victoire aux Gunners (2-0) mais donc surpassé Wright.
Deux buts ont suffi, dont le premier réussi avec la facilité déconcertante qui le caractérise si bien : un extérieur du pied droit fabuleux, alors qu’il n’avait plus rejoué depuis le 7 septembre et le match de la France en Éire (1-0) pour les qualifications au...