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Actualités - Analyse

Changes et Bourses L’euro sous pression

L’euro s’est retrouvé sous pression face au dollar hier sur les marchés des changes internationaux, après des propos attribués au président de la Banque de réserve de Philadelphie, Anthony Santomero. Celui-ci, qui s’est joint à la position des autres gouverneurs de la Réserve fédérale américaine (Fed) favorables à des relèvements des taux d’intérêt aux États-Unis pour enrayer les pressions inflationnistes entraînées par la hausse du pétrole, a redonné de l’actualité au placement en dollar sous le rapport de la rentabilité. Cela d’autant que les investisseurs venaient d’apprendre qu’une nouvelle tempête tropicale dans l’Atlantique, Wilma, qui menace de se renforcer en ouragan, pourrait frapper les installations pétrolières dans le golfe du Mexique au lendemain des deux cyclones Katrina et Rita. Même s’il était toujours difficile de déterminer hier le parcours de cette tempête, cela a créé une vraie inquiétude sur les marchés, tirant les prix du brut vers le haut. Dans ce contexte, le billet vert ne tardait pas à être recherché dans la mesure où toute nouvelle flambée des prix pétroliers est censée inciter la Fed à resserrer davantage sa politique monétaire afin de juguler les pressions inflationnistes qui l’accompagnent. Plus tôt dans la matinée, le dollar avait pourtant souffert d’autres propos tenus par l’économiste en chef de l’institut américain Conference Board, Ken Goldstein, qui a estimé que les prix de l’énergie vont avoir un impact négatif sur l’économie américaine dont la croissance pourrait ralentir pour donner l’impression d’une récession dès le 1er trimestre 2006. Et d’ajouter que ces perspectives font que la Fed ne devrait pas relever son principal taux directeur au-delà de 4 %. Les opérateurs, qui estimaient que le différentiel des taux entre les États-Unis et la zone euro ne devrait pas trop s’élargir, car la Banque centrale européenne paraît elle aussi se diriger vers une hausse de ses taux pour contenir l’inflation, avaient donc estimé devoir se débarrasser du dollar. Mais ils ne tardaient pas à changer d’avis après les propos de Santomero pour le racheter contre l’euro, qui s’est finalement négocié à New York à 1,2025 $, après 1,2125 $, contre 1,2070 $ vendredi dernier, en léger repli de 0,37 %. Les Bourses tractées par General Motors La Bourse américaine était contrastée hier, partagée entre les nouvelles dopant les valeurs automobiles et de tabacs, et la hausse des prix du brut. General Motors, qui compte supprimer 25 000 emplois supplémentaires pour économiser 15 milliards $, a ainsi soutenu le secteur automobile. Il en est de même du refus de la Cour suprême américaine de prendre en considération l’appel du gouvernement fédéral qui voulait pouvoir demander des dédommagements record aux fabricants de cigarettes par rapport aux valeurs de ce compartiment. Mais la hausse des prix du brut était globalement négative pour la cote malgré la progression des valeurs énergétiques. Les Bourses européennes ont fini en légère hausse, emmenées par le secteur automobile après les mesures de réduction de coûts décidées par General Motors. Les nouvelles selon lesquelles Deutsche Bank va prendre une participation de 14 % dans la banque chinoise Huaxia ont également soutenu le secteur bancaire. À la Bourse de Beyrouth, Solidere a renoué avec la baisse, les actions A et B ayant reculé de 13,09 $ à 12,87 $, et de 13,03 $ à 12,92 $ respectivement. Élie KAHWAGI

L’euro s’est retrouvé sous pression face au dollar hier sur les marchés des changes internationaux, après des propos attribués au président de la Banque de réserve de Philadelphie, Anthony Santomero. Celui-ci, qui s’est joint à la position des autres gouverneurs de la Réserve fédérale américaine (Fed) favorables à des relèvements des taux d’intérêt aux États-Unis pour enrayer les pressions inflationnistes entraînées par la hausse du pétrole, a redonné de l’actualité au placement en dollar sous le rapport de la rentabilité. Cela d’autant que les investisseurs venaient d’apprendre qu’une nouvelle tempête tropicale dans l’Atlantique, Wilma, qui menace de se renforcer en ouragan, pourrait frapper les installations pétrolières dans le golfe du Mexique au lendemain des deux cyclones Katrina et Rita....