Le Canada prêt à jouer la Chine contre les États-Unis
le 15 octobre 2005 à 00h00
Le Canada n’hésitera pas à jouer la carte chinoise et à vendre son pétrole à Pékin plutôt qu’aux États-Unis si ceux-ci continuent à ignorer les règles dans leurs différends commerciaux avec Ottawa, a indiqué le Premier ministre Paul Martin. « Si en défendant le Canada, je froisse quelqu’un, tant pis », a déclaré M. Martin, dans une interview publiée hier par le quotidien québécois La Presse. « Pour la première fois dans l’histoire du Canada, nous avons des solutions de rechange. Au tout début, le Canada vendait tout à l’Angleterre. Ensuite, on vendait tout aux États-Unis. Nous n’avions pas d’autre choix, maintenant nous avons des choix et nous allons nous en prévaloir », a-t-il ajouté, tout en se défendant de vouloir « faire peur aux États-Unis » en évoquant la carte chinoise.
La Presse note que depuis son arrivée au pouvoir en janvier 2004, M. Martin a fait du développement des échanges avec la Chine et avec l’Inde une de ses priorités. Le ministre canadien des Ressources naturelles John McCallum se trouve actuellement en Chine, notamment pour promouvoir les richesses canadiennes. Il y a indiqué, selon des médias canadiens, que d’ici à sept ans, la Chine pourrait importer jusqu’à 400 000 barils de pétrole canadien par jour.
Le Canada a durci le ton vis-à-vis des États-Unis depuis que ceux-ci ont refusé en août de se plier à un jugement de l’Alena (Accord de libre-échange nord-américain), donnant raison à Ottawa dans le conflit qui oppose les deux pays à propos du bois de construction canadien.
Le Canada n’hésitera pas à jouer la carte chinoise et à vendre son pétrole à Pékin plutôt qu’aux États-Unis si ceux-ci continuent à ignorer les règles dans leurs différends commerciaux avec Ottawa, a indiqué le Premier ministre Paul Martin. « Si en défendant le Canada, je froisse quelqu’un, tant pis », a déclaré M. Martin, dans une interview publiée hier par le quotidien québécois La Presse. « Pour la première fois dans l’histoire du Canada, nous avons des solutions de rechange. Au tout début, le Canada vendait tout à l’Angleterre. Ensuite, on vendait tout aux États-Unis. Nous n’avions pas d’autre choix, maintenant nous avons des choix et nous allons nous en prévaloir », a-t-il ajouté, tout en se défendant de vouloir « faire peur aux États-Unis » en évoquant la carte chinoise.
La Presse...
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