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Actualités - Opinion

Changes et Bourses Vulnérabilité de l’euro

L’euro a passagèrement faibli hier face au dollar sur les marchés des changes internationaux, après l’annonce d’un déficit commercial légèrement moins important que prévu en août aux États-Unis. Il s’est ressenti aussi de la perspective de hausse des taux d’intérêt américains. Le déficit commercial des États-Unis, qui s’est élevé en août à 59 milliards $ contre 58 milliards $ en juillet en raison d’un nouveau record du déficit de la balance pétrolière et d’une hausse des importations, a donc été bien accueilli par les investisseurs qui craignaient qu’il dépasse le niveau record de février de 60,4 milliards $. En outre, les prix à l’importation aux États-Unis, qui ont grimpé de 2,3 % en septembre, soit bien plus que la hausse de 1 % prévue, ont suggéré aux investisseurs que les chiffres de l’inflation américaine, devant être publiés aujourd’hui, pourraient ressortir en forte hausse. Ce développement a donc rendu presque certain un nouveau relèvement du principal taux directeur de la Réserve fédérale (Fed), de 3,75 % actuellement à 4 % lors de la réunion de son comité de politique monétaire le 1er novembre. De plus, les craintes que les prix à la consommation aux États-Unis pourraient voir l’inflation atteindre 4,3 % en septembre sur un an devraient conforter la Fed dans son projet de resserrement monétaire avec des taux d’intérêt à 4,5 %, voire 4,75 % d’ici au 1er trimestre 2006. Tout cela a contribué hier à entretenir une vision positive à l’égard du dollar qui a été soutenu aussi par le recul des demandes hebdomadaires d’allocations chômage aux États-Unis de 2000, pour s’établir à 389 000 au cours de la semaine close le 8 octobre, témoignant de plusieurs créations d’emplois non agricoles malgré l’impact du cyclone Katrina sur l’économie américaine. Compte tenu de toutes ces considérations et eu égard à l’annonce par la Commission européenne que ses prévisions de croissance du PIB de la zone euro ne dépassent pas 1,3 % en 2005, alors qu’aux États-Unis ce taux pourrait dépasser 3,5 % pendant la même période, la monnaie unique ne tardait pas à subir quelques pressions avant de se négocier finalement à New York à 1,2028 $ contre 1,2025 $ la veille. Orientation contrastée des Bourses La Bourse américaine était partagée hier après avoir ouvert en baisse, alors que les opérateurs restent focalisés sur les risques inflationnistes après la publication des prix à l’importation en septembre. L’annonce d’un déficit commercial moins important que prévu en août et d’un bon chiffre de l’emploi aux États-Unis pour la semaine dernière a donc soulagé les investisseurs. Il en est de même des nouvelles faisant état que McDonald’s pourrait distribuer un bénéfice par action de 56 cents pour le 3e trimestre 2005, au lieu de 54 cents comme annoncé auparavant. Quant aux Bourses européennes, elles ont fini en nouvelle baisse, les investisseurs ayant été déçus par les faibles perspectives de croissance de l’économie en zone euro. Cela étant, les opérateurs se sont montrés hier très indifférents à l’annonce par l’Association européenne des constructeurs automobiles que les immatriculations de voitures neuves en Europe ont augmenté de 1,9 % en septembre sur un an. À la Bourse de Beyrouth, Solidere a été diversement traitée, encore une fois hier, à la hausse de 12,65 $ à 12,96 $ pour les actions A, et à la baisse de 12,56 $ à 12,54 $ pour les actions B. Élie KAHWAGI
L’euro a passagèrement faibli hier face au dollar sur les marchés des changes internationaux, après l’annonce d’un déficit commercial légèrement moins important que prévu en août aux États-Unis. Il s’est ressenti aussi de la perspective de hausse des taux d’intérêt américains. Le déficit commercial des États-Unis, qui s’est élevé en août à 59 milliards $ contre 58 milliards $ en juillet en raison d’un nouveau record du déficit de la balance pétrolière et d’une hausse des importations, a donc été bien accueilli par les investisseurs qui craignaient qu’il dépasse le niveau record de février de 60,4 milliards $. En outre, les prix à l’importation aux États-Unis, qui ont grimpé de 2,3 % en septembre, soit bien plus que la hausse de 1 % prévue, ont suggéré aux investisseurs que les chiffres...