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Actualités - Reportage

DÉFILÉS Élie Saab, prêt-à-porter… sur démesure

Lancées en 1998 à l’occasion de la Semaine de la mode à Milan, les collections prêt-à-porter d’Élie Saab sont disponibles à Paris depuis 2002, date à laquelle le couturier a ouvert son showroom et son salon de couture dans le triangle d’or. Après la haute couture automne-hiver, le prêt-à-porter printemps-été, Élie Saab s’offrait, dimanche dernier, le podium de la salle Soufflot au Carrousel du Louvre et un parterre bluffant où figurait en première ligne, comme une invitation complice à toucher les étoiles, le cosmonaute Buzz Aldrin venu en ami avec son épouse. Le désir d’Élie Saab de défiler cette saison s’inscrivait clairement dans la volonté d’étendre son activité en France et de faire connaître son prêt-à-porter qui était resté jusque-là confidentiel. Inspirées par les figures légendaires de l’éternel féminin, de Marilyn Monroe à Rita Hayworth, longues ou courtes, près du corps ou bouffantes, rouges ou noires, blanches ou vertes, les robes d’Élie Saab pour le printemps été 2005-2006 glissaient dans un crissement de taffetas de soie et un crépitement de paillettes. Pour cette première sur les podiums parisiens, les sacs font partie des nouveautés. Ils sortent de jour comme de nuit, en python, veau grainé ou cuir lisse, dotés de zip et de poches à rabat. À poignées rigides, ils font office de paniers chics. La part belle est donnée aux tissus fluides, satin plissé, mousseline drapée, chiffon incrusté de dentelle. Les pantalons-pyjamas rebrodés au bas de paillettes ton sur ton jouent la souplesse et allègent la démarche. Ailleurs, les tailleurs-jupe se portent à veste cintrée et les pantalons coupés comme des jeans s’habillent de soie sauvage. Le pantalon de smoking se porte sous une veste drapée et nouée, transition idéale entre cocktail et dîner en ville. Un must have : le manteau d’été en soie sauvage beige à porter sur un jeans. Faciles partout et en toute circonstance, les tailleurs en satin de coton frais se déclinent en beige, noir ou blanc. Dessous, des petits hauts noués sur le devant soulignent le décolleté. Des fleurs de soie ou de velours se promènent au gré des envies et apportent le charme d’un détail luxueux et fragile. Les imprimés fleuris règnent sur le petites robes qui vont partout, féminines à souhait. Les robes à danser aux volumes mobiles sont en taffetas à volants ou en crêpe, agrémentées d’un nœud délicatement posé sur l’épaule. Sur les robes de grand soir, la taille haute permet de jouer sur des ampleurs de satin duchesse ou de taffetas de soie sauvage brodé. De jour comme de nuit, en prêt-à-porter comme en haute couture, une collection fastueuse pour flirter, sinon avec les hommes du moins avec les étoiles. Seul un Oriental pouvait encore apporter cette démesure au monde de la haute couture. Élie Saab l’a fait.
Lancées en 1998 à l’occasion de la Semaine de la mode à Milan, les collections prêt-à-porter d’Élie Saab sont disponibles à Paris depuis 2002, date à laquelle le couturier a ouvert son showroom et son salon de couture dans le triangle d’or. Après la haute couture automne-hiver, le prêt-à-porter printemps-été, Élie Saab s’offrait, dimanche dernier, le podium de la salle Soufflot au Carrousel du Louvre et un parterre bluffant où figurait en première ligne, comme une invitation complice à toucher les étoiles, le cosmonaute Buzz Aldrin venu en ami avec son épouse.
Le désir d’Élie Saab de défiler cette saison s’inscrivait clairement dans la volonté d’étendre son activité en France et de faire connaître son prêt-à-porter qui était resté jusque-là confidentiel.
Inspirées par les figures...